The Bravery – Live à Leeds

Brudenell Social Club

Quand c’est la St Valentin et qu’on aime la musique, il faut célébrer ! Rien de mieux que d’aller à un concert ! Alors direction les bas-fonds de Leeds et la salle mythique de la ville, le Brudenell Social Club. Ce nom ne vous dit sûrement rien mais cette salle a abrité les concerts secrets des Kaiser Chiefs, entre autre. C’est un lieu minuscule, où les banquettes rouges côtoient le bar, et une mini fosse en demi cercle. Au fond, une toute petite scène abrite une batterie, 2 synthétiseurs, une batterie électronique et quelques micros. On se demande bien comment tout le monde va pouvoir loger sur la scène. Et pourtant, trois groupes sont prévus ce soir là : The Royal Chains, Transfer et surtout The Bravery.

Ce sera donc une soirée à l’américaine dans une petite salle à l’anglaise.

Le premier groupe de la soirée, The Royal Chains, donc, grimpe sur scène. Un trio de trois petits jeunes de New York, dont le chanteur arbore la coupe de cheveux de Brian Molko des débuts. Cependant, l’analogie avec Placebo s’arrêtera là. Qu’il est difficile de se faire entendre et surtout écouter quand on n’est que la première-première partie et que les trois quart du public ne sont même pas encore arrivés. Et The Royal Chains n’échappe pas à cette règle ingrate. D’autant que le son est très mal réglé, la voix est noyée par les arrangements pourtant basiques de guitare-batterie électronique. Mais on notera néanmoins une idée assez sympathique : la distribution de cds gratuits ! Touteouie en a un en poche, pensez donc !

Transfer

Un petit quart d’heure de pause sépare The Royal Chains de Transfer qui prend d’assaut la scène. Ces messieurs viennent de San Diego et ont ramené dans leur bagage une fan base assez enthousiaste. Musicalement parlant, on sent la maîtrise et le savoir faire mais pour le coup, ce n’est pas non plus transcendant, malgré les trois dernières chansons plutôt intéressantes. Mais cela aura néanmoins permis à la salle de se remplir gentiment. (Tout est relatif, on ne doit pas pouvoir loger plus de 200 personnes dans cet endroit !)

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Après plusieurs dizaines de minutes, cette fois, The Bravery entre enfin en scène. 4 ans qu’ils n’étaient pas revenus en Angleterre ! En tout cas, si on avait encore un doute, ce n’est plus le cas : on est bien le 14 février ! Scandant un « Happy Valentine’s Day », le groupe commence d’entrée avec Unconditional, morceau issu de leur premier album éponyme. Les « I just want love » envahissent la salle, avant de laisser la place à No Brakes toujours issu du même album. Le chanteur, très stylé, peut-être 30kg tout mouillé (en comptant les fringues), aime raconter sa vie, avec humour, entre les chansons, ce qui est un plaisir. Mais par contre, l’amour est toujours au centre de ses divagations introductrices : « Cette chanson parle d’une fille que j’aime pas beaucoup et qui m’aime pas beaucoup », « Cette chanson, c’est à propos d’un type que j’aime pas beaucoup »… Ouais bah dis donc, jeune homme, c’est la St Valentin quand même… Finalement, au bout d’un petit moment : « J’ai écrit cette chanson quand j’étais en tournée en Angleterre et que ma copine me manquait… (que c’est miiiignon !)… La copine a vite disparu alors que la chanson demeure… (et voilà, il a tout gâché !) »

En bref, The Bravery a préparé un set présentant 2-3 nouvelles chansons, bien labellisées The Bravery, au milieu d’un florilège de leur meilleurs morceaux. Tout s’enchaîne très vite et on arrive fatalement à leur tube, An honest Mistake exécutée avec brio. Le public fait enfin entendre sa voix sur le refrain avant que le titre ne se termine en version accélérée. Jolie performance du groupe sur ce point. Mais ce n’est pas encore fini. Cependant, on n’aura pas droit au rappel. Selon les dires du chanteur, ils n’ont pas envie de prétendre partir pour revenir, ça les saoule, alors autant en finir directement avec Fearless. Ça tombe bien, on n’avait pas envie de patienter ! C’est donc Fearless qui se charge de clore le concert, plutôt court (à peine plus d’une heure). Mais on aura passé une St Valentin bien sympathique en compagnie d’un groupe sur le retour. Attention, The Bravery revient !

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