The View – Bread and Circuses

On avait laissé The View en 2009 avec le très réussi Which Bitch ? (tellement réussi qu’on se demande pourquoi il n’a pas fait parler plus de lui). Le groupe écossais est de retour aujourd’hui avec Bread and Circuses. Les roulages de « R » et la confiture de guitare sont enfin là !

Ouverture de l’album par Grace, résumé de ce qu’ils savent faire le mieux, c’est-à-dire, un rythme enjoué et des chœurs bien pensés, pour remuer les foules lors des festivals anglais. On continue de s’enfoncer dans le son indé venu du nord de l’Angleterre. Ça secoue gentiment et ça remue avec bonne humeur. Un peu de soleil dans ce pays gris !

Les morceaux s’enchaînent avec une facilité déconcertante. Au fil des chansons, on se demande comment Kyle Falconer arrive à chanter aussi vite et de façon totalement maîtrisée. Les violons reviennent faire un clin d’œil à Which Bitch ? Ce n’est pas parce que l’album ne s’est pas bien vendu qu’on va changer de recette ! Ajoutez aux violons un peu de rythme country comme sur le titre Girl et le tour est joué (et si on disait : « Don’t let the girl command » histoire de titiller les féministes !)

On retiendra particulièrement les titres Friend et son refrain entêtant, ou encore Walls avec ses chœurs et ses couplets efficaces (sympathique solo de guitare par ailleurs). Mais plus on l’écoute et plus on se dit qu’il n’y a pas de chansons susceptibles de passer à la radio. Et ça ne va pas les aider à vendre plus de disques.

Avec des titres concis et des chansons toutes aussi courtes, The View va droit au but sans non plus changer fondamentalement le son qui a fait sa renommée. Le groupe n’aura pas réussi à réitérer l’exploit de Which Bitch? avec des chansons comme Distant Doublon. Les 14 titres se suivent et se ressemblent mais bizarrement ça passe vraiment bien.

Plus attachants qu’Oasis et plus frais que The Beatles, The View est un groupe sympathique qui mériterait d’être plus connu de l’autre côté de la manche, si les radios faisaient leur boulot ! En tout cas, Toute Ouïe est là pour en parler !