Editors lutte contre le cancer

S’il y a bien un groupe qui vaut le déplacement, c’est Editors. Et si en plus, c’est pour une bonne cause, alors c’est encore mieux ! Depuis plus de 10 ans, à la même période, le Royal Albert Hall (salle mythique de Londres) vit une semaine musicale et humoristique hors-norme afin de récolter des fonds pour les adolescents atteints de cancers (Teenage Cancer Trust). Le groupe de Birmingham était de la partie samedi dernier pour ce qu’ils ont annoncé comme leur seule date anglaise de l’année. Toute Ouïe se devait d’y aller.

Entrée en matière avec I Am Arrows, le groupe de l’ancien batteur de Razorlight, Andy Burrows. 4 guitares (dont 3 électro acoustiques) et une batterie, de la folk plutôt intéressante, une voix touchante et un personnage incapable d’articuler quand il s’adresse au public, mais tout de même attachant. Voilà la formation originale d’I Am Arrows. La salle se remplit doucement mais l’ambiance est là.

Petite pause obligatoire laissant le temps aux techniciens de changer la scène et permettant ainsi aux retardataires de faire leur entrée dans cet opéra vieux de 140 ans.

Wolf Gang prend ensuite sa place sous l’orgue imposante. Changement de registre complet, puisqu’il s’agit d’une pop très inspirée 80s qui vient résonner dans les loges de la salle. Les chansons passent vraiment bien et le chanteur fait tout son possible pour remuer les foules.

Le Royal Albert Hall

L’hôtesse de la soirée, Kirsten O’Brien (présentatrice télé et humoriste anglaise) s’empresse de prendre la parole à chaque fois qu’un groupe quitte la scène, jouant son rôle de chauffeuse de salle. Mais ce n’est pas une soirée comme les autres. Si les places sont chères, il y a une raison : le Teenage Cancer Trust. C’est le moment de découvrir la vie de deux adolescents atteints de cancer, afin de présenter l’association, son rôle et l’intérêt de donner des sous. Sans verser dans le pathos à outrance, le documentaire est touchant et interpelant. 6 jeunes anglais par jour apprennent qu’ils sont atteints d’un cancer. L’association met tout en œuvre pour les accompagner et faire que leur séjour à l’hôpital soit le plus « agréable » possible.

Editors au Royal Albert Hall

Après cet intermède, il est l’heure pour les Editors d’entrer en scène ! Et ça commence très fort avec 2 titres extraits de leur premier album, The Back Room : Camera et Bullets. La fosse est en délire. Les éclairages rouges et bleu/violets font leur danse dans la salle, portés par la voix charismatique de Tom Smith. Toujours désireux de faire mieux et différent, le groupe transcende les chansons studio en les faisant tantôt en version acoustique (The Weight of the World) tantôt en version accélérée et électro (No Sound but the wind). A aucun moment, le groupe ne lâche la pression et malgré les propos du chanteur (« ça fait longtemps qu’on n’a pas tourné, alors on est un peu rouillé ! »), le professionnalisme et la passion du groupe prend le dessus. Après une vingtaine de chansons (choix équilibré entre les trois albums et une chanson inédite en avant-première), le groupe quitte la scène et laisse le public sous le choc. La performance était maîtrisée, tout en étant naturelle et vivante, le tout dans un décor unique et un son irréprochable. Chapeau bas, messieurs !

Setlist
Camera
Bullets
Bones
An End Has a Start
Two Hearted Spiders (nouveau titre)
You don’t know love
The Racing Rats
No Sound but the wind
Lights
The Big Exit
Eat Raw Meat = Blood Drool
The Sting
Munich

Intermède acoustique, Tom Smith, seul à la guitare
Walking with Jesus
The Weight of the World

Retour du groupe
Smokers outside the hospital doors
Bricks and Mortar

Rappel
In This Light and On This Evening
Papillon
You are fading
Fingers in the Factories

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