Live At Leeds – The Hangover

Le nom du 3ème jour du festival est parfaitement trouvé : Live At Leeds – La cuite ! Rendez-vous au Brudenell Social Club dès 17h pour les six derniers concerts du festival. On attaque avec un peu de retard avec Wonderswan. Un type en short monte sur scène avec ses acolytes et c’est parti pour un set rapide et court. Les chansons ne doivent pas dépasser 3 minutes. Ça passe bien. Une bonne dose d’humour et de dérision : « Ah, cette journée porte bien son nom… j’ai failli pleurer en regardant Incroyable Talent cet après-midi ! ». Le public préfère cependant lézarder devant les portes de la salle plutôt que de venir écouter.

Après un court instant, le groupe Cissy monte en scène. Alors là, par contre, ce n’est vraiment pas terrible, des instrumentaux toujours pareils et ennuyeux. Et pour le coup, c’est vraiment trop long ! Dommage. Mais bon, ce n’est pas de leur faute, chacun ses goûts ! Et si Wild Palms n’avait pas déclaré forfait, cela aurait sans doute été différent.

Heureusement, Wet Paint vient arranger ça en proposant un rock très Smashing Pumpkins, plutôt intéressant. Le chanteur ressemble à un gros grizzly et la salle se remplit petit à petit.

C’est au tour de Tribes. Un petit groupe de djeuns, à l’allure très inspirée par Julian Casablancas des Strokes. Malgré un problème de larsen, le groupe fait une très bonne prestation.

O'Death

Mais, le clou de la soirée arrive avec le groupe américain O’Death. Changement de style radical, avec banjo et violon à la rapidité impressionnante. Ça sonne irlandais, et ça fait bouger le public qui s’amasse enfin. L’ambiance est à son comble. Les performances du batteur et du violoniste sont particulièrement ahurissantes.

Times New Viking vient clore le festival. Un trio où le batteur est au micro, accompagné par la petite gamine au clavier. Le groupe est très sympatique et efficace. Le chanteur n’hésite pas à partager ses bouteilles de vin avec le public, à croire que sa batterie sert de mini-bar ! Il se demande pourquoi on n’est pas allés voir Glasvegas à la place, et en profite même pour instaurer le « question time ». On apprendra que sa couleur préférée est le bleu et que son tatouage est un hommage à Led Zeppelin. Par contre, il ne révèlera pas la taille de… Public bien curieux !

En tout cas, le festival se termine comme il avait commencé avec des découvertes plus ou moins heureuses. A l’autre bout de la ville, pendant qu’on appréciait (ou pas) des nouveaux groupes, Glasvegas fermait officiellement le festival. On serait bien allé les voir mais voilà il fallait payer en supplément ! Les temps sont durs !

En conclusion, Live At Leeds donne l’impression d’assister à des concerts de copains, en toute simplicité. Les groupes font leur balance devant le public, et vont boire des pintes avec des inconnus, une fois sortis de scènes. C’est un festival à faire si vous n’avez pas peur des kilomètres à pieds !

Les groupes qu’on aurait aimé voir :

Foreign office
Bearfoot Beware
Sissy & the Blisters
Villagers
Just Handshakes we’re british
Love at death beach
Loose Talk Costs Lives
Paper Crows
Milk White White Teeth
The Whip
The Futureheads
Frightened Rabbits
These Monsters
The Chapman Family
Glasvegas
Anna Calvi
James Blake