Moby – Destroyed

En fait Moby a toujours mon petit chouchou et pourtant depuis Play, album sorti en 1999, je n’ai pas réussi à écouter un seul de ses albums en entier. Mais je l’aime. Il est petit, chauve, a des lunettes, est loin d’être bête et fait de l’électro plus ou moins réussi. Il est revenu cette année avec Destroyed qu’on peut écouter en intégral sur son site internet. Et pour une fois j’ai réussi à l’écouter en entier et pas qu’une fois d’ailleurs ! Et c’est pour ça qu’il aura fallu 3 mois pour en faire une critique. Ou un éloge.

Cette fois-ci le New-Yorkais a décidé de se rapprocher d’une musique plus atmosphérique et peut-être moins bankable que certain de ses singles précédents (Lift Me Up par exemple). Mais ce n’est que pour toucher encore plus. S’il doit être pris d’insomnies pour composer un tel album, alors égoïstement je souhaite qu’il continue à ne pas dormir et à traîner dans les couloirs d’un hôtel vide. Parce que ce disque est une véritable réussite ! Une pépite de 2011 qui j’espère fera date dans sa carrière.

A mi chemin entre du Massive Attack ou du Underworld (Sevastopol) sans oublier la touche bowiesque (The Day), Moby s’essaie à tout et arrive à recréer l’ambiance des nuits interminables dans les mégalopoles du monde. C’est dur d’être une super star insomniaque, on ne le dit jamais assez !

Si Moby explore encore plus l’electro, techno et le post punk, il n’en oublie pas pour autant son propre son, comme en témoigne particulièrement Lie down in Darkness, sorte de réminiscence de Play. Un vrai mélange d’ambiance se retrouve dans ces 15 morceaux : On plane (The Violent Bear it Away). On flotte (Stella Maris, est particulièrement abyssale). On a froid (After est frissonnante). On imagine. On aime.

Bref, Moby m’a donné une raison de plus pour l’aimer. Comme s’il en fallait une supplémentaire.