Royal Republic – Live à Leeds

Touteouïe n’a pas tenu sa résolution de ne pas faire de concert cette semaine. Quand au détour de Twitter, on vous dit qu’il y a un groupe de suédois bien sympa qu’on ne connait pas et qui passe en bas de chez vous à un prix modique, que feriez-vous ? On écoute vite fait et s’ils sont aussi fous que les Hives (compatriotes suédois), cela devrait bien se passer.

Allons donc faire la connaissance des Royal Republic au Well Pub où on n’était pas retourné depuis le Live at Leeds. Ça commence bien à l’entrée, on nous distribue des petites couronnes, on nous dessine des petits smileys sur les mains. Bonne ambiance à venir ?

Comme la coutume anglaise le veut, bien souvent, on a droit à 2 premières parties. Le premier groupe à s’élancer nous vient de Sheffield, Darke Horse (Touteouïe ne fait pas de faute d’orthographe, il y avait bien un « e » à la fait de Darke). Un quatuor avec un batteur plutôt doué. Tellement doué que le reste du groupe s’écarte de devant pour que le public se rende bien compte de son talent. Mais le chanteur/guitariste n’a rien à envier à son pote puisque lui aussi fait des démonstrations de riffs à la fois accrocheurs et techniques. Musicalement, c’est efficace et extrêmement bien pensé, et on a tout de suite envie de sauter partout. Mission accomplie.

Tracer, eux, viennent d’Australie et suivent les Royal Republic un peu partout sur leur tournée européenne. Le groupe lance leur rock à la Queens of the Stone Age croisé avec les Foo Fighters, un soupçon bluesy, et un look à la Silverchair. Une plutôt bonne composition ! Grosses guitares et basse lourde au programme. Le groupe jouera même à l’envers, c’est à dire guitare/basse dans le dos et batteur dos à sa batterie. Jolie performance.

On n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer que Royal Republic arrive déjà. Et c’est parti pour un festival de bonne chansons, de reprises pas prévues, de grimaces et de blagues en tout genre. Même si on ne connait pas les titres, ce n’est pas là l’important. Les Royal Republic sont un spectacle à part entière: concert, stand-up comedy et improvisation. Tout ce que Touteouïe aime dans les concerts. Le chanteur, Adam, passe le plus clair de son temps à chanter (on s’en doute) tout en grimaçant. Mais quand il ne chante pas, il parle sans arrêt. Il le dira d’ailleurs à la fin, après son speech sur les Anglais vs les Suédois, passant d’Ikea à la télé suédoise entre quelques accords de God Save the Queen: « Je m’appelle Adam et je parle tout le temps ». On avait remarqué et on aime ça !

Adam - Royal Republic

Niveau musique, rien à dire, ça tape fort bien là où il faut et ça ne se prend pas au sérieux. Le groupe s’amuse autant que le public et c’est beau à voir. Même les petits problèmes techniques n’y feront rien. Le batteur a un problème ? Pas grave, on meuble avec le riff de Come as you are de Nirvana ! Comment ça, la guitare acoustique du chanteur ne marche pas ? Hop un petit Billie Jean (« C’est une nouvelle chanson qui nous est venue en backstage tout à l’heure! »). Ce ne sont que des petits exemples mais en tout cas, l’heure et quart de concert aura été magnifiquement exécutée, avec humour et beats percutants. On y retournera.

Ils arrivent en France en novembre prochain il me semble alors ne les ratez pas. Le rock suédois en live, c’est de la qualité !