Constellations 2011

Encore un week-end à Leeds où des dizaines de musiciens viennent se produire dans l’enceinte de l’université. Encore une occasion de découvrir et voir en live des bons petits (et moins petits) groupes. Comme d’habitude on n’en connait pas la moitié. On sait qu’on veut voir les Wild Beasts, en soirée mais c’est à peu près tout. Touteouïe prépare vite fait un petit programme et c’est parti.

Et ça commence par Fear of Men, un groupe de pop-rock sympathique mené par une chanteuse. Ce n’est pas révolutionnaire mais ça a le mérite de nous mettre doucement dans l’ambiance. Le groupe enchaîne les morceaux sans un merci et disparaît aussi vite qu’il est arrivé.

C’est au tour d’Outfit de monter sur la scène du Mine. On accroche déjà beaucoup plus, 2 claviers, 2 chanteurs et surtout une bonne basse prépondérante sur le tout. On est ravi. Une longue attente commence à la fin de leur set et Exitmusic met un temps fou à s’installer. Le groupe ne voit pas l’ingénieur son qui est pourtant à son poste. Finalement ça peut commencer. Leur son rappelle celui des Raveonnettes. La chanteuse a cependant une voix bien plus grave. On n’aura malheureusement pas le temps de s’attarder, notre programme continue. Ils n’avaient qu’à pas commencer en retard !

On quitte la salle Mine pour rejoindre celle de Pulse. Et ça pulse déjà. Double Muscle est déjà en scène. Un trio rock vient nous réveiller avec surtout un très très bon bassiste ultra concentré tandis que le chanteur guitariste s’agite. On retourne écouter Gardens & Villa, groupe signé sur le label de Secretely Canadian (Suuns entre autres), présent lors des Inrock Tour. C’est gentiment électro, mélodique et frais. On accroche complètement et on se laisse même porter au son de la flûte que le chanteur cache derrière son dos et joue en équilibre sur un pied.

Par la suite, on se dirige vers la grande salle de concert Stylus où on n’avait pas encore mis les pieds pour le duo très chic Summer Camp, porté par Jeremy Warmsley et Elizabeth Sankey. Avec succès. Des chansons entraînantes sans prétention aucune, illustrées par des passages de films des années 60-70. Le tout créé un univers plutôt intéressant et pétillant, jamais ennuyeux.

Une fois terminé, on part à la découverte de Spector, groupe qui trouve son nom en « hommage » à Phil Spector producteur musical et meurtrier américain. Le groupe entre en scène en costard, chanteur avec lunettes à la Harry Potter vissées sur le nez. Tout ça commence très bien. Bonne dose d’humour sans se prendre la tête et des morceaux qui s’écoutent très facilement. Une bonne humeur appréciable.

Spector

On se rend voir Stephen Malkmus  & the Jicks. On peine à accrocher (petite fatigue de la part de Touteouïe), on décide de faire une pause méritée. On part se réfugier écouter Eagulls. On n’accroche pas non plus. Décidément. On attend alors que Vondelpark entre en scène mais la salle Mine accuse désormais un énorme retard et on ne pourra écouter que 2 chansons aux influences postrock intéressantes avant de rejoindre la salle Riley Smith où on n’était pas encore allé pour écouter The Antlers.

La salle est plongée dans le noir. Seules les planètes accrochées au plafond sont éclairées. Le concert peut commencer avec beaucoup de poésie et de sons atmosphériques. On se laisse facile porter dans cet univers qui attire les foules.

Mais après une bonne heure, c’est le moment d’aller voir les fameux Wild Beasts dont tout le monde parle avec enthousiasme. Le stylus est déjà plein à craquer, difficile d’y voir grand chose mais ce qu’on entend est effectivement très très bien. Rock indé bien huilé, une bonne batterie et deux chanteurs se complétant parfaitement. C’est aussi un groupe sympathique qui échange avec le public venu nombreux les voir. On passe un très bon moment en leur compagnie tandis qu’au bout d’1h15 environ tout se termine.

Touteouïe se dirige vers la sortie, n’a qu’une envie rentrer, sauf que sur le chemin, une mélodie familière se fait entendre. The Big Pink fait partie de ses groupes que Touteouïe aime bien mais ne retient pas leur nom alors forcément quand en face des Wild Beasts on voit marqué The Big Pink, on s’en fiche un peu. On ne va même pas sur Youtube pour écouter 2-3 morceaux. Erreur ! Avec curiosité et succombant aux sirènes de Dominos, leur tube, on entre dans la salle quasiment vide (30 personnes peut-être sont restées les voir). Le chanteur essaie de cacher sa déception par un sourire poli pour ceux qui sont venus. Comment ne pas être déçu ? Il remercie les gens qui ont choisi d’écouter leur son avant de lancer le dernier morceau très prenant, avec une performance batterie impressionnante. Touteouïe a oublié toute fatigue et reprendrait bien une bonne demie-heure de plus mais non, le groupe quitte la scène. Et si on avait fait une erreur d’aller voir Wild Beast plutôt que The Big Pink ? On espère les revoir bientôt pour nous rattraper.

Encore un festival à Leeds. Quel sera le prochain ?