24h de l’INSA 2012 – Lyon

Skip the Use en interview pour Virgin Radio

Les 24h de l’INSA de Lyon durent bien plus que 24h et c’est aussi le plus grand rendez-vous étudiant gratuit de France autant dire qu’on était obligé d’y faire un tour. On en profite même pour assister à l’émission de radio de Guillaume de Virgin Radio Lyon installés sur le campus de la Doua, vendredi après-midi. Certes Virgin Radio ce n’est plus ce que c’était niveau musique mais on passe un bon moment avec l’interview de Carbon Kevlar (générique de Bref) et l’arrivée presque inespérée de deux membres de Ski the Use, apparemment bien épuisés par leur soirée cannoise. Ils ont même carburé au café et au coca, c’est dire s’ils étaient sages ! Ils prennent le temps de parler avec les gens présents et à poser sur les photos. Pro jusqu’au bout !

L’émission se termine et on attend plus que les concerts du soir. Au programme : Morph&us, Lyre le Temps et Skip the Use.

Morph&us est le premier groupe à entrer sur la grande scène aux alentours de 20h. Avec leurs costumes colorés et leur chanteuse, le groupe made in INSA a déjà ses aficionados et leurs pancartes. Leurs reprises ambitieuses et réussies sont un plaisir pour les oreilles : Seven Nation Army, leur magnifique reprise de Creep avec solo de batterie inclus et I’m a believer des Monkees. Morph&us s’approprie ces grands morceaux et les tourne à leur sauce bien savoureuse. Une bonne façon de commencer la soirée.

Morph&us

On va faire un tour du côté de la scène électro où on en profite pour se poser dans l’herbe avant de rejoindre la grande scène où le matos de Lyre Le Temps est en place. Le trio en chemise blanche et cravate arrive enfin et fait danser le public à coup d’électro-jazz-blues-swing-rap. En résumé c’est un melting pot musical réussi et on en prendrait bien une autre louche. En fait, on pourrait écouter ça toute la nuit, d’autant que le chanteur hyperactif ajoute à la bonne ambiance déjà là. Gros coup de cœur en ce début de soirée.

Quand on est exilée en Angleterre pendant un certain temps, ce n’est pas facile de garder un œil sur ce qui se passe en France, même si certains noms sortent du lot, comme Skip The Use. Tout le monde en parle, tout le monde dit que c’est génial sur scène. Bref, Touteouïe est bien décidée à se faire une idée. Une chose est sûre : l’ambiance est décidément bouillante. Ça pogote et slam sans même que le groupe soit sur scène. Et ça ne va pas s’arranger ! Après un long moment à régler la batterie, Skip The Use arrive enfin et c’est la guerre dans la fosse. On doit arriver à tenir debout dans les pogo, tout en faisant attention à ne pas se prendre un slammeur sur la tête et en aidant les voisines à retrouver leur ballerine. C’est dur ! Voilà longtemps qu’on n’avait pas eu à se battre pour notre survie. Sur scène, Matt Bastard saute dans tous les sens, électrise encore un peu plus le public. C’est un tout autre personnage qu’on découvre après l’interview Virgin Radio plus tôt dans l’après-midi.

Musicalement, rien à dire. C’est efficace. On en profite pour faire notre séance de sport hebdomadaire en musique. L’enthousiasme du groupe est plus que contagieuse dans le public. Ça prend comme une trainée de poudre et ça ne ralentira pas jusqu’au salut de Skip The Use. On repart lessivé et ravie par cette première soirée qu’on achève bien tôt sachant ce qui reste encore ce même soir.

Birdy Hunt

Pour la journée du samedi, on arrive juste à temps pour voir Macadam’s entrer en scène. Les lyonnais offrent un rock aux accents très britanniques à la Arctic Monkeys et en anglais dans le texte. Ça passe fort bien et nous permet de glisser tout doucement dans l’ambiance. Prêts à accueillir les Birdy Hunt qui prennent le relais. Avec une énergie à revendre et des cascades en tout genre, le groupe fait monter la température de plusieurs degrés et ce n’est pas pour nous déplaire. Leur rock électro est percutant et on passe un excellent moment en leur compagnie. Pour leur premier passage lyonnais, c’est une réussite.

On reste aux alentours de la grande scène pour attendre l’entrée des Frenchies Housse de Racket. Rendu célèbre grâce Oh Yeah, musique de la Météo du Grand Journal, le duo est attendu avec impatience. Leur pop rock vitaminé n’a absolument aucune difficulté à conquérir le public déjà nombreux et le tiendra en haleine pendant la bonne heure qu’aura duré leur set.

On quitte les lieux à la fin du concert, sachant qu’il reste de la musique tout le reste de la nuit mais c’est la vie ! Ces deux soirées à l’INSA de Lyon auront été cohérentes : une programmation judicieuse, des groupes de bonne facture et tout aussi enclin à faire la fête avec le public. Voilà une chose que Touteouïe aime par-dessus tout !

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