Leeds Festival 2012 – Jour 3

Dernier jour au Leeds Festival 2012 et pas des moindres. Après les deux précédentes journées déjà bien remplies et fortes en émotion, on se dit que cette dernière devrait être aussi bien.

Arrivée sur le site un peu plus tard, on se voit détourner de notre but (un double espresso – la tradition de cette édition !) par des sonorités irlandaises évidentes. On rejoint la Festival Republic, où le groupe dublinois aux influences Pogues bien marquées, Blood or Whiskey ouvre le 3ème jour. Idéal pour bien commencer et ça remplacera notre café.

On avait prévu de voir Bearfoot Beware sur la BBC Introducing mais finalement, on va directement à la Grande Scène où Los Campesinos! sont prévus. Première hésitation du jour, on va devoir jongler entre le groupe galois et un petit jeune, Jagga, sur la scène d’à côté. Si Los Campesinos! font du bon boulot on les quitte donc prématurément pour découvrir ce petit rappeur électro black aux yeux bleus. Et bien nous en a pris. Un gros son résonne dans le chapiteau de la Dance Stage quasiment vide mais cela n’entache en rien l’enthousiasme de l’artiste. Il sait bien que jouer à cette heure-ci le 3ème jour d’un festival, c’est déjà bien d’avoir un petit public. Malheureusement, c’est vite fini et on retourne écouter Los Campesinos! pour deux derniers morceaux.

Citizens!

On décide d’aller voir Theme Park, les derniers chouchous du magazine anglais, NME. Pas vraiment emballée par le groupe, on les quitte assez rapidement pour profiter de Blood Red Shoes. Le duo composé d’une chanteuse/guitariste et d’un batteur fait un bien bon boulot même quand la guitare de la demoiselle ne fonctionne plus,  laissant le batteur chanter quasiment à capella, le sourire aux lèvres, jusqu’à ce que la chanteuse donne enfin le dernier riff du morceau. On passe donc un bon moment mais il faut déjà repartir direction le chapiteau de Festival Republic où le groupe Citizen! nous attend. Une énergie évidente, une fraîcheur appréciée et des titres efficaces, voilà ce qui caractérise plutôt bien le groupe.

A peine le concert terminé qu’on repart en direction de la Grande Scène où Mystery Jets se produit. On avait bien aimé leur clip Half in Love with Elizabeth (titre qu’ils n’interpréteront pas malheureusement). Sur scène, c’est bien préparé, et en ce début d’après-midi, c’est parfait. Le public amassé nombreux scande les morceaux du groupe qu’il connait sur le bout des doigts.

C’est au tour de Grimes d’embrumer la Dance Stage. Etant donné le brouillard emplissant le chapiteau, on se dit qu’il n’y a pas grand-chose à voir alors autant s’allonger dans l’herbe au soleil pour se reposer un peu au son de la demoiselle. On se repose tellement bien qu’on aura du mal à émerger. C’est malin ! On récupère un café avant de se poster pour The Shins. Seulement voilà, une averse assez inattendue et plutôt violente s’invite à leur set. On ne sait pas si c’est la fatigue, la pluie ou si simplement, The Shins en live c’est mou, mais on peine à entrer dans leur musique.

Heureusement, Miike Snow, est le prochain sur notre liste et à l’abri sous le chapiteau NME/BBC 1. C’était ce qu’il nous fallait ! Un concert impressionnant, avec un meneur sur tous les fronts, faisant pénétrer quelques rayons de soleil à travers les trous de la toile du chapiteau. Très belle prestation tant musicale que scénique qui nous aura bien réveillé !

Etant donné que Dog is Dead a déjà fini son set, on décide de passer le reste de la soirée à la Grande Scène où les Vaccines ne vont pas tarder à entrer en scène. Le public est bien au rendez-vous et en forme olympique. Les morceaux du groupe n’ont aucune peine à secouer les foules sous le soleil plus que bienvenue ! Après une quinzaine de morceaux vitaminés The Vaccines quittent la scène, laissant la place à Florence & the Machine.

La taille moyenne de la fosse augmente sensiblement!

La claque de la soirée pour Touteouïe. La première fosse de la Grande Scène est pleine à craquer. Les concerts de Florence & The Machine semblent être une réelle coopération entre l’artiste et le public. Florence Welch prend plaisir à faire participer la foule entassée, totalement réactive à toutes les exigences farfelues de la dame à la voix impressionnante. A sa demande la moitié des gens monte sur les épaules de leurs amis, on fait des câlins à nos voisins, on saute dans tous les sens. Welch livre une prestation spontanée, drôle et absolument magique accompagnée de ses musiciens et choristes. Elle fait un tour dans la fosse, court d’un bout à l’autre de la scène, sans aucune fausse note. Impressionnant de bout en bout.

Il ne reste plus qu’un groupe sur notre liste et déjà on se dit que la performance de Florence & The Machine risque d’être dure à détrôner. Kasabian ou pas Kasabian. Kasabian est un peu comme une drogue. On est obligé de retourner les voir en concert à chaque fois. Après leur concert dément lors des Nuits de Fourvière, on attend beaucoup du groupe pour la clôture du festival. Peut-être trop. Avec une entrée en scène sur Days are Forgotten, les choses sérieuses peuvent commencer. La fosse est bien remplie malgré le fait que At the Drive-In et Metronomy sont programmés presque en même temps. Peu importe, le public est au top et allume des fumigènes. Un impressionnant mouvement de foule fera tomber la moitié gauche de la fosse comme des dominos. On se rattrape comme on peut à notre voisine. Quelques petits bobos mais aucun mort, c’est l’essentiel. Le groupe ne semble pas avoir remarqué et continue d’enchaîner les titres, exécutés de manière bien trop carrée à notre goût.

Tom Meighan un peu en dessous, est heureusement épaulé par Sergio Pizzorno, provoquant la foule. La setlist est étrangement la même qu’à Lyon même si le groupe apporte quelques reprises (Everybody’s got to learn sometime de The Korgis ou Praise You de Fat Boy Slim) ainsi qu’un hommage à Neil Armstrong sur le thème d’E.T. avec le public pointant la lune du doigt. A peine une heure après le début du concert et quelques chansons en moins qu’à Lyon, le groupe part déjà en backstage pour le rappel. On est interloqué. Il ne reste que 3 morceaux, on le sait maintenant. Le groupe revient affublé de costume « squelette ». Sorte de private joke qu’ils ont fait dans quelques films sur internet. Le public de devant à droit à des masques squelettes également et les des amis ou roadies entrent en scène dans le même costume pour terminer le concert. Pizzorno fait l’effort de serrer les mains du public de devant alors que Meighan reste en retrait.

Le concert bien trop cadré des Kasabian ferme donc le Leeds Festival 2012 nous laissant une note amère même si, on sait qu’ils sont capables de tellement mieux. Mais on retiendra surtout que ces trois jours auront encore été à la hauteur de nos espérances et qu’on est prêts à repartir l’année prochaine avec plaisir ! Une ambiance unique, un staff plus qu’adorable en toute situation et une programmation défiant toute concurrence.

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