Les Eurockéennes de Belfort 2014 – Jour 1

J’ai été envoyée en mission spéciale par notre rédactrice en chef préférée, afin de couvrir l’un de nos festivals favoris, les Eurockéennes de Belfort. J’ai dû braver le froid, le vent, la pluie, la gadoue, la défaite de la France… Heureusement aujourd’hui, vous pouvez constater que j’ai survécu à ce cauchemardesque vendredi 4 juillet pour vous conter mes aventures trépidantes.

Eurockeennes2014

Après notre installation au camping, sous une agréable pluie d’été, nous partons, mes acolytes et moi, sur le site du festival. La question existentielle du jour est : festival pluvieux, festival heureux ? Le doute nous habite, mais l’espoir fait vivre.

On commence par Temples et son rock psychédélique. Le quatuor né à Kettering, petite ville des Midlands, m’a donné le sentiment agréable de remonter dans le temps, et de me retrouver dans les années 70, tant au niveau du son, que du look des membres du groupe. Temples est un groupe qui s’écoute bien, mais qui, de mon point de vue, ne révolutionne pas grand-chose. Mais le plaisir y était, et c’est tout ce qui compte, non ?

Après un petit tour à Salut c’est cool, groupe électro sans prise de tête, pour fêter, le cœur brisé, la défaite de la France, il est temps de se diriger vers la grande scène pour voir les Pixies. Nous attendions tous ce concert avec impatience. Assister au live d’un groupe aussi légendaire, cela n’arrive pas tous les jours ! J’ai été impressionnée par la technicité et la pêche du groupe, tout simplement heureux d’être là. Les chansons s’enchaînent, la pluie se déchaîne, jusqu’à la très prévisible apothéose avec Where is my mind. Du bonheur, qui nous fait oublier le mauvais temps !

Où t’es, beau temps où t’es ? Et oui, vient le moment de voir le maestro Stromae à l’œuvre. Je n’ai eu que des échos positifs sur ses prestations live, je l’attendais donc au tournant ! Et je n’ai pas été déçue… Non, il n’a certainement pas le charisme d’un moule-frites. Ce Brel des temps modernes, a enflammé la grande scène à grands coups de hits. Le visuel est chiadé, on en prend plein les oreilles, plein les yeux, et plein le cœur. Car Stromae est un artiste généreux, qui se donne corps et âme à son public. Que l’on aime ou que l’on n’aime pas sa musique, il inspire un profond respect. Il n’est pas commercial, il n’a pas vendu son âme au diable. Il ne cherche pas à plaire à tout prix. Véritable bête de scène, il nous a tous subjugué. Formidable, alors on danse ? Le public en délire se prête à rire de ses blagues sur la défaite de l’équipe de France. Promis, Stromae je ne demanderai plus des French Fries, mais des Belgian Fries ! Tu mérites bien ça !

Detroit Eurockeenes

Détroit. Bertrand, Bertrand… le moment est venu, je vais enfin te voir en vrai ! Moi qui pensais que cela n’aurait jamais été possible, Tu es là, en face de moi, immuable, avec Ta voix et Ta plume reconnaissables entre 1000 ! Poète maudit, Tu m’as donné des frissons pendant Horizon. Tu joues avec les mots, Tu joues avec les nerfs, écorché vif, Tu hypnotises un public qui n’est pourtant pas entièrement acquis à ta cause. Je ne peux que juger Ton œuvre. Et c’est simplement magnifique. Une pincée de Noir Désir, avec notamment Le vent l’emportera (la pluie cela aurait été parfait huhu) et Tostaky, une de nos chansons favorites, et la jouissance est totale !

Après toutes ces émotions, pour finir la soirée sur une note plus joyeuse, je me dirige vers la Green Room et les Casseurs Flowters. Le duo Orelsan/ Gringe fonctionne à merveille. Ils mettent le feu, le flow aussi fluide que l’eau coulant sur mon visage. Je danse, je m’amuse. Sur du hip hop FRANÇAIS. Moi-même je n’y crois pas, et pourtant ! Le rap est décalé, amusant. Ils prennent du plaisir sur scène, et le transmettent à merveille au public. Mention spéciale à Bloqué. En revanche, Orelsan, souviens-toi la prochaine fois des endroits où tu te produis hein… Nous ne sommes pas à Garorock, mais bien aux Eurockéennes !

Le premier jour des eurocks tient toutes ses promesses. Malgré la pluie, le plaisir est là. A suivre…

Mots d’eVe
Crédit Photo: Jérémy Cardot Pic Ink

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