Florence and The Machine – How Big, How Blue, How Beautiful, l’album

Florence-and-the-Machine-How-Big-How-Blue-How-BeautifulMieux que le Beaujolais nouveau et une bonne bouteille de St Emilion réunis, le nouveau cru de Florence and The Machine, How Big How Blue How Beautiful, est enfin dans les bacs. On s’est jeté dessus sans bouder notre plaisir de retrouver cette chanteuse hors pair, après 3 ans et demi d’absence studio et l’excellent Ceremonials.

Depuis plusieurs mois maintenant, on a pu découvrir quelques morceaux et se préparer à la vague musicale qui s’apprêtait à nous envahir. How Big How Blue How Beautiful, What Kind of Man ou encore Delilah, n’ont fait que nous conforter dans l’idée que ce nouvel album s’annonçait monumental. How Big How Blue How Beautiful (qu’on va rebaptiser HB, HB, HB parce que c’est long à écrire) est donc une véritable claque musicale. On n’en attendait pas moins de Florence and The Machine, ceci dit.

Dès qu’on pousse la porte de l’univers de Florence Welch et de HB, HB, HB, on est automatiquement emporté dans un tourbillon de sentiments, de questions et d’atmosphères tantôt suffocantes tantôt aérées au possible. Si la vie professionnelle de Florence lui sourit, ça ne fait pas tout car la grande dame aurait vécu quelques déconvenues pendant ses 2 ans de silence scénique.

De quoi l’inspirer semble-t-il mais pas de chichi, on envoie la sauce pour le dire. Le gros son (big), les ambiances et paroles un peu dépressives (blue) et les arrangements magnifiques (beautiful) font donc résonner le titre et 3ème morceau de l’album, finissant avec cuivres et instruments à cordes. Parce que si la meneuse n’a pas très bien vécu ces dernières années, elle revient en force rassurant tout un chacun qu’elle ne s’ébranle pas si facilement.

Dès les premiers morceaux, on en prend plein les oreilles, avec une apogée à Queen of Peace, toute en force musicale. Et des morceaux puissants comme celui-là, Florence en a encore quelques uns dans sa hotte. Delilah ou Third Eye ne sont pas très loin.

Mais si Florence peut envoyer des watts, elle peut aussi les réduire avec grâce. La preuve avec Various Storms & Saints, toujours sur le fil, sans jamais vraiment exploser, Long & Lost, avec sa délicatesse et sa finesse, sans oublier St Jude. Fermant le voyage dans la tourmente de Florence, Mother fait une bonne synthèse de tout ce qu’on a écouté jusqu’alors. Un début calme et une envolée lyrique finale, comme une éclaircie après la tempête.

Il ne faut pas résister à l’appel de la sirène Florence and The Machine. L’expérience n’en sera que plus réussie. Avec 48 minutes, HB HB HB est un délice à écouter, un de ceux qui mériterait une bonne acoustique. Une bonne acoustique comme à Fourvière par exemple, où Florence and The Machine seront en concert le 5 juillet prochain (c’est déjà complet !).

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