Hellfest 2015 – Jour 1

Pour son dixième anniversaire, le Hellfest a voulu frapper fort, en proposant une programmation best of d’enfer. On ne pouvait manquer cet évènement exceptionnel. Pour notre baptême de feu, on peut dire qu’on en a pris plein les yeux… et les oreilles. Dès l’arrivée sur le site, on ne peut rester indifférent aux décors grandioses : reproduction de Camden Town, hache géante tirée de World of Warcraft, têtes de mort à gogo. Le Disney Land des métalleux ! Du stand où vous pouviez jouer à Heartstone, le jeu de cartes de Blizzard, au stand où vous aviez la possibilité de faire du karaoké sur du Rage Against the Machine, tout a été fait pour faire plaisir aux festivaliers.

Le festival, au niveau de l’organisation, il faut le dire, est exceptionnel. On a été enchantée par la propreté des toilettes –amen-, le respect de l’environnement, la sécurité omniprésente mais pas envahissante. Bref. Du grand art. Deux bémols cependant. La cashless, qu’on s’est empressée de prendre, ne permettait pas d’acheter tout ce qu’on voulait. Elle ne servait, au final, qu’à prendre de la bière, du vin, du cidre, se désaltérer. Du coup on s’est retrouvé bien bête au moment où notre estomac criait famine. On a dû partir à la recherche du stand perdu, qui acceptait les cartes. Deuxième bémol, et pas des moindres : il fallait payer le droit de se laver ! En gros, pour accéder aux douches, vous deviez vous munir d’un bracelet super stylé, bleu piscine, coûtant la modique somme de 6 euros. Certes, les idées reçues veulent que les métalleux ne soient pas très portés sur l’hygiène. Vu le nombre de gens faisant la queue pour la douche… Le Hellfest a dû faire une bonne partie de son chiffre d’affaire avec leurs bracelets H2O !

hellfest 2015 entrée

Highway to Hellfest

Il est temps de commencer les choses sérieuses, et d’entrer dans l’antre mystique du paradis de la musique extrême. Après avoir passé la cathédrale, et fait un signe de croix à l’envers – attention, attention, cliché-, on est éblouie une nouvelle fois par les décors. Les scènes, au nombre de 6, sont splendides, et très proches. Cela nous a étonnés sur le coup, mais aucune cacophonie. Les mainstages, un peu plus loin, sont pleines de promesses. Les bars sont dans le ton « darkness, shadow », et la grande roue accentue encore cet effet parc d’attraction.

Un son au loin, avec notre bière à la main, attire notre attention. Direction la mainstage II, pour le concert de We Are Harlot. Groupe hard rock totalement inconnu au bataillon de trolls Toute Ouïe, on n’a été bluffé par l’énergie du groupe, dont l’influence d’Aerosmith se fait sentir. Nous avons surtout adoré la voix du chanteur, Danny Worsnop, à la fois bien rock avec une touche de groove r’n’b assez étonnante. Le dernier morceau, bien plus bourrin que les chansons précédentes, nous a donné l’occasion de voir notre tout premier circle pit du festival.

A la Warzone, The Defeaters, groupe de hardcore, nous en met pleins les oreilles. On ne pensait pas que cela pouvait être mélodique, mais oui ! Une bonne surprise, même si cela reste un genre de musique qu’on n’affectionne pas particulièrement. Les festivals, c’est aussi découvrir des groupes, des styles qu’on ne connaissait pas forcément, et pour cela, merci aux programmateurs d’avoir proposé des artistes à la hauteur de l’évènement – petit moment de fan de service, désolée.

C’est l’heure de Billy Idol. Toujours blond peroxydé, il enchaine les tubes : « White Wedding », « Dancing with myself »… Le plaisir d’être là est communicatif. Ce qui rattrape les faussetés un peu trop présentes. On passe un bon moment, c’est bien là l’essentiel. On te pardonne Billy !

Motörhead ou devrais-je dire Moutörhead. C’est l’un des concerts où on s’est le plus ennuyé. Le groupe est, certes, légendaire, mais je crois qu’il devrait s’arrêter là, car la faiblesse physique de Lemmy Kilmister se fait trop ressentir. Plus que du plaisir, c’est une profonde pitié que l’on a ressentie. Néanmoins, grand respect pour ce groupe qui fête ses 40 ans d’existence cette année.

Ascenseur émotionnel. C’est le tour d’Alice Cooper, LA légende vivante. Et on n’a pas été déçue. Quel show ! Avec du recul, c’était l’un des meilleurs concerts du festival. Le papy/pape du shock-rock, du haut de ses 67 ans, a envoyé du lourd. Son univers déjanté ne peut laisser personne indifférent. Pas étonnant qu’il soit l’artiste favori de Tim Burton ! Multiples tenues de scène, fausse décapitation et roulage de pelle avec sa tête en plastique, marionnette géante de Frankenstein… On s’en souviendra longtemps !

Si Five Finger Death Punch nous a enchantés par sa belle performance live, Judas Priest nous a laissés de marbre. On n’est pas rentré dans l’univers du groupe, et la voix chipmunk de Rob Halford… En plus, on s’est perdu et retrouvé seule au milieu d’une foule pas vraiment en délire. Ne nous jetez pas la pierre, ce n’est juste pas notre came !

Enfin, on finit cette première journée avec Slipknot. Quelle claque ! Slipknot est un groupe généreux, qui fait le show, qui interagit avec le public. Une superbe énergie et un plaisir communicatif. Certains critiqueront le côté trop carré du groupe. Personnellement, on a apprécié la voix du charismatique Corey Taylor. Assurément l’une des plus belles du métal.

To Be Continued…

Mots d’eVe
Photos de Lazy Pete

Publicités