Joan Baez – Live aux Nuits de Fourvière

Il y a des soirées comme ça qu’on attendait depuis des années. A vrai dire, sans Joan Baez, il n’y aurait peut-être jamais eu de Toute Ouïe… Alors forcément dès qu’on a appris sa venue à Fourvière, on n’a pas attendu pour acheter notre billet.

Blick Bassy

Blick Bassy

Le rendez-vous était donc donné le 16 juillet dernier dans le Théâtre Antique de Fourvière où on atteint les 37°c. On récupère notre petite bière et on s’installe. A 21h pétantes, c’est Blick Bassy qui se charge d’ouvrir la soirée. Ce chanteur d’origine camerounaise n’aura aucun mal à nous transporter avec ses deux musiciens et surtout sa voix magnifique dans un voyage musical, aux inspirations blues, très séduisant. On est captivé. Et d’ailleurs, Joan Baez s’invitera même de manière impromptue sur l’un des morceaux du monsieur. Elle n’a pas pu résister aux sirènes de la scène ! En tout cas, on passe un excellent moment avec Blick Bassy qu’on te conseille vivement d’écouter.

A 22h, c’est au tour de la Grande Joan Baez d’entrer sur scène, seule, dans un premier temps. Elle empoigne sa guitare avec un sourire qu’elle gardera pendant tout le concert. On se laisse happer dès les premières notes. Baez n’a pas besoin de grand-chose pour nous balader. Une guitare et sa voix suffisent largement. Et puis il y a cette grâce et cette douceur avec lesquelles elle irradie tout le public. Bref. Nous on reste sans voix à déguster chaque chanson, même celles qu’on connait moins (en même temps avec plus de 50 ans de carrière, elle a un sacré catalogue).

Joan Baez live aux Nuits de Fourviere

On aura droit à quelques morceaux en français dont L’auvergnat de Brassens ou encore Le Temps des Cerises. Car engagée, Joan Baez l’est toujours. Day after Tomorrow, par exemple nous parle de ces soldats espérant revenir chez eux en un seul morceau. Et puis il y a Dylan forcément. Outre les reprises du monsieur, on est conquis par Diamonds and Rust, magnifique chanson dédiée au songwriter américain. Pour ce show, Joan Baez est d’ailleurs accompagnée par une jeune demoiselle dont on n’a pas retenu le nom mais l’alliance des deux voix sur Diamonds and Rust était du plus bel effet.

Le premier rappel s’amorce sur Imagine de John Lennon, repris en chœur par le public, avant que The Boxer de Simon and Garfunkel, ne retentisse sur les vieilles pierres de Fourvière. Un rappel à couper le souffle. Et finalement, il y aura au moins trois rappels. On a l’impression que Joan Baez n’a pas envie de partir. Ça tombe bien, nous non plus. Mais à 23h45, c’est la fin et on essaie de redescendre sur terre après presque 2h à toucher les étoiles.

Un concert d’une telle générosité et d’une telle simplicité, on n’en voit peu. Ceci dit on n’en attendait pas moins de Joan Baez.

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