Dead Rabbits – Live à Lyon

On avait bien besoin d’un concert, et comme ceux d’Editors et Foo Fighters ont été annulés la semaine dernière, on a fait confiance au Sonic – péniche lyonnaise au goût prononcé pour les découvertes musicales de qualité – pour nous dégoter un bon truc à se mettre dans les oreilles. Au programme : les anglais de Dead Rabbits.

Dead Rabbits au Sonic Lyon

Le son de Dead Rabbits est flou jusque dans les photos!

Le rendez-vous est donc donné un samedi soir (sur la terre) pluvieux et bien froid mais heureusement le Sonic est suffisamment chauffé et le staff au top pour nous faire passer une bonne soirée. La première partie est assurée par Pratos, trio français, de musique expérimentale sans parole mais bien prenante. Ce qu’il nous fallait pour se mettre dans l’ambiance. Par ailleurs, sache que ces lyonnais ont sorti un EP en octobre dernier et que tu peux le choper ici.

Mais c’est la tête d’affiche, Dead Rabbits, qui nous fera bien planer comme il faut. On ne sait pas vraiment l’heure qu’il est quand les 5 membres du groupe anglais s’agglutinent sur la scène, ni le temps que le concert aura duré. Tout ce qu’on sait, c’est qu’on avait besoin de se changer les idées, de sortir, de faire des découvertes musicales, d’apprécier un concert et c’est ce qui s’est passé ce soir-là avec Dead Rabbits. Et ce, même si le son parfois trop saturé ne rendra pas vraiment les paroles des chansons très audibles. Mais c’est peut-être fait exprès. Après tout, c’est du psyché alors bon, la saturation et le flou artistique font partie du mix.

Si on avait écouté un de leurs albums avant de venir, on n’a pas voulu en savoir trop sur ce qu’on allait avoir en live pour garder un peu de mystère. On se laisse porter au fil des morceaux alambiqués et interminables pour certains. Bien sûr, on pense parfois à The Horrors (entre autres), même si l’influence ne prend pas vraiment le dessus sur le rendu final, ce qui prouve que le groupe sait où il va.

En tous les cas, Dead Rabbits et le Sonic nous ont offert tout ce qu’on voulait : du live, de trip et de la bière. Que demande le peuple ?