Rover – Live à l’Epicerie Moderne

Le mois de janvier a été sans doute le mois le plus pourri pour pleins de raisons. Heureusement cette dernière semaine du 1er mois de 2016 aura quelque peu rattrapé le coup, avec Balthazar lundi et Rover vendredi soir. On avait raté le grand bonhomme de Rover lors de son passage en 2013 à Lyon pour faute de cheville explosée dans les escaliers. On a bien regardé où on marchait pour ne pas le rater une nouvelle fois et on a réussi à atteindre l’Epicerie Moderne sans heurts.

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La première partie est assurée par la lyonnaise Tachka accompagnée par deux camarades. La demoiselle à la jolie voix au croisement entre Kate Bush et Fiona Apple plonge la salle dans un cocon cotonneux avec des compositions calmes, en anglais dans le texte. Parfois le public semble même perdre ses réflexes et applaudit avec un peu de retard, comme si tout le monde restait suspendu par la douce voix de la demoiselle.

La pause et l’occasion pour nous resservir une pinte avant d’attaquer la tête d’affiche de la soirée. Le premier album éponyme de Rover avait été pour nous une sacrée révélation, renforcée par le 2e album du monsieur, Let it Glow sorti en fin d’année dernière. On attend beaucoup donc et on ne sera pas déçu. En plus d’entendre des compositions maîtrisées et retravaillées pour l’occasion, on découvre un véritable personnage, généreux et drôle. Et c’est une chose qu’on n’aurait pas imaginé et qui renforce notre amour pour l’univers de Rover.

D’Aqualast, à Queen of the Fools en passant par Champagne, chacun des anciens morceaux qu’on avait écoutés en boucle prennent une autre dimension et encore plus de profondeur. Le nouvel album prend bien sa place dans la setlist, bien jaugée. On aura même droit à un hommage à Bowie (en toute logique) avec Heroes. Bref ça envoie du lourd, et du doux du début à la fin, le tout dans la bonne humeur. En même temps, avec une batterie disposée sur le devant de la scène, ça ne pouvait que tout péter. Certaines personnes du public se plaignent du son, ce qui ne nous avait pas frappé vu qu’on a connu bien pire à l’Epicerie… On trouve même que ça passe bien.

Au final, on aura passé une soirée divine avec un Rover au top. On ne s’est pas ennuyé une seconde et on a dégusté chaque chanson comme on dégusterait un bon vin. C’est tellement bon que ça finit par chambouler tous nos repères et qu’on rentre chez nous enivré de bonne musique live. Tout ce qu’il nous fallait pour attaquer février sur de meilleures bases.