The Last Shadow Puppets – Everything you’ve come to expect

tlsp_everything_youve_come_to_expect_high_res copyThe Last Shadow Puppets n’avaient sorti qu’un seul album, The Age of the Understatement et c’était en 2008. Ça commençait à faire loin. Heureusement pour nos oreilles, on a 12 nouveaux morceaux à dévorer depuis le 1er avril grâce à la sortie d’Everything you’ve come to expect.

Si tu vis dans une grotte depuis 10 ans, tu ne sais peut-être pas que The Last Shadow Puppets est un duo composé d’Alex Turner – tête pensante des Arctic Monkeys ; et de Miles Kane – petit trublion de Liverpool, responsable d’un très chouette 1er album Colour of the Trap (entre divers projets et un 2e album solo, Don’t Forget Who You Are). Cette alliance avait ravi notre petit cœur donc alors forcément on les attendait au tournant. Sauront-ils faire mieux que The Age of the Understatement ? C’est le moment de faire le bilan.

On a déjà eu quelques aperçus de ce qui nous attendait pour cette nouvelle galette, avec entre autre, le dangereux Bad Habits et la mélancolique Aviation. C’est d’ailleurs Aviation qui se charge d’ouvrir ce voyage dans la musique un brin vintage kitsch – so sixties/seventies. A dire vrai, après plusieurs écoutes d’Everything you’ve come to expect, Aviation s’avère être notre morceau préféré de tous.

A l’écoute des deux titres suivants, Miracle Aligner et Dracula Teeth, on s’imagine à bord d’une décapotable longer la mer sur une route en épingle à cheveux. Ces deux morceaux ont un petit goût doux-amer, plutôt agréable même si on les oublie assez rapidement malheureusement, par rapport à d’autres titres qui suivent. Everything you’ve come to expect donne son nom à l’album et finalement, c’est plutôt assez logique puisqu’il représente assez bien l’atmosphère particulière qui règne dans ces nouveaux titres. C’est loin d’être notre favorite ceci dit. Ce n’est pas vraiment ce qu’on attend des Last Shadow Puppets. On affectionne de loin, le groove inattendu qu’on retrouve dans The Element of Surprise, qui vient apporter une nouvelle couleur et chaleur à cette écoute un peu chaotique pour le moment. Auraient-ils perdu leur mojo pendant ces 8 ans ?

Heureusement, Bad Habits prend les manettes et nous fait oublier nos questionnements le temps de 3 petites minutes. Il n’y a pas à dire, elle envoie du steak comme on dit. Un délice sauvage qu’on aime réécouter. La suite continue de nous rassurer un petit peu : Sweet Dreams TN nous offre un Alex Turner en crooner impeccable, tandis que Used to be my girl souffle une tension sexy sous-jacente plus qu’appréciable. Si She Does the Woods commence mollement, elle prend davantage de profondeur en cours de route, tandis que Pattern passe sans vraiment nous laisser d’impression très précise. On approche de la fin et on se demande encore si le frisson qu’on attend arrivera un jour. Ce n’est pas Dream Synopsis ni The Bourne Identity – qui terminent le voyage – qui vont changer les choses malheureusement.

Tu l’auras compris : on a du mal à savoir vraiment ce qu’on pense de cet album. On aime bien mais… Mais après des dizaines d’écoutes assidues, Everything you’ve come to expect nous laisse un peu sur notre faim. Ce n’est pas un mauvais album (ce n’est pas dans l’ADN d’Alex Turner de toute façon), mais on attendait davantage d’émerveillement auditif, d’émotion. Peut-être un peu trop. Peut-être que l’effet de surprise créé par la sortie de The Age of Understatement 8 ans plus tôt, est passé et que Everything you’ve come to expect – trop similaire sans jamais l’égaler – n’offre rien de nouveau. Il faudrait sans doute laisser encore un peu de maturation. Avec le temps, l’album saura se faire une petite place dans notre cœur, en tout cas, on l’espère. Cela ne nous empêchera pas d’applaudir le duo à Fourvière cet été. Donc on reviendra sur leur cas le moment venu, fais-nous confiance.