The Boxer Rebellion – Ocean by Ocean

boxer rebellion oceanbyoceanThe Boxer Rebellion est un groupe relativement méconnu et pourtant le quatuor a en stock des morceaux mélodieux au possible et un frontman à la voix puissante capable de remplir des stades comme savent le faire leurs confrères de Coldplay. Et pourtant, ils n’ont pas cette chance – et c’est peut-être pour ça qu’ils continuent de faire de belles choses. Avec leur 5ème album, Ocean by Ocean, sorti le 29 avril dernier, ils signent là encore de très beaux morceaux.

Pas besoin de gilet de sauvetage, suis le courant et laisse-toi donc porter par Ocean by Ocean de The Boxer Rebellion. Cet album a un joli titre qui lui va comme un gant, tellement on a l’impression de partir sur des flots bleus-gris, avec du vent dans les cheveux et des nuages tantôt menaçants, tantôt plus cléments. La vague nous emporte du début à la fin avec une certaine cohérence musicale. C’est parfois épique comme un bon vieux morceau de U2 (tu la reconnais cette guitare dans Big Ideas ?), c’est planant et mystérieux comme un Sigur Rós, et pourtant ce n’est pas que cela. The Boxer Rebellion a son propre son et on se laisse charmer sans mal.

Dans le détail, si Weapon sent l’hymne radio-friendly, on est happé par la voix haut-perchée de Nathan Nicholson et on se surprend à reprendre le refrain après quelques écoutes. Mission donc accomplie. Mais on décollera presque littéralement grâce aux trois titres suivants : Big Ideas, Let’s Disappear et Pull Yourself Together. Comme une vague qui s’enroule, le son est léché, dense, puissant et doux à la fois. Niveau paroles, c’est la crise existentielle : besoin de se cacher, rater la rencontre d’une vie, etc. Grande ambiance, mais c’est souvent le cas dans les albums qu’on aime.

Heureusement, Firework ramènera un peu de lumière. Mais Keep Me Close dont on a déjà parlé ici revient assombrir le voyage. Le véritable changement d’ambiance, c’est Redemption qui l’apporte avec une certaine sobriété acoustique pas désagréable à ce stade de l’écoute. Puis le brouillard musical de The Fog that I was In traduit joliment les paroles de Nicholson (oui, on se perd tous de temps en temps dans la vie).

Avec les deux derniers titres (You Can Love Me et Let It Go), tu pourrais peut-être te croire dans un film de Disney, mais que nenni baby. Bon, il faut l’avouer, You Can Love Me est loin d’être notre favorite mais les paroles optimistes de Let it Go terminant l’album en apothéose est plus à notre goût.

On se retrouve à la fin du voyage avec un album bien équilibré du début à la fin. The Boxer Rebellion a réussi maîtriser et à canaliser son énergie dans des titres aériens. L’important est de bien s’accrocher et de ne pas avoir le mal de l’air (ou de mer, on ne sait plus trop).

The Boxer Rebellion est en concert au Point Ephémère le dimanche 8 mai. Vas-y donc, ami parisien. Et puis regarde donc le clip aussi, il est plutôt chouette.