Sigur Rós – Live aux Nuits de Fourvière 2016

Sigur Rós aux Nuits de Fourvière 2013 nous avaient laissé un souvenir impérissable. Alors forcément lorsqu’on a vu leur nom sur la programmation, on a cassé notre tirelire et on a sauté sur l’occasion. Presque 3 ans plus tard, les islandais reviennent en territoire plus que conquis, puisque le théâtre affiche complet depuis un moment. Et cette fois-ci, on sera assis. On ne va pas se faire avoir deux fois d’affilée. Mais avant de profiter du son inspiré de Sigur Rós, c’est Keren Ann qui se charge d’ouvrir la soirée.

sigur ros 2016

A l’annonce de la venue de Keren Ann, on était plutôt content. On l’avait pas mal écoutée à un moment donné de notre vie. Et pourtant, hier, il ne s’est absolument rien passé. On est resté de marbre, malgré la jolie voix de la demoiselle et son sourire rayonnant. On était peut-être pas dans le mood, après tout. C’est vrai que ce n’est pas trop le même univers musical que Sigur Rós. Sans rancune, Keren.

La scène se monte : les loupiottes de la dernière fois laissent place à des structures métalliques imposantes. Les instruments s’accordent. C’est le moment idéal pour le public de frapper des mains à l’islandaise (si tu n’as pas suivi l’Euro, tu ne comprendras pas). Puis 22h20, les lumières s’éteignent et le désormais trio (ils ont perdu du monde depuis leur dernier live en ces lieux en 2013) se cache derrière leur écran.

C’est leur nouveau titre, Óveður, qui ouvre le bal. Le son froid et synthétique résonne fort, si bien qu’on n’entend presque pas la voix du chanteur, ce qui est quand même un peu dommage quand c’est Sigur Rós mais, ça s’arrange au fur et à mesure. D’après ce qu’on peut lire ici et là, ce ressenti varie selon la place de chacun.

Raconter un concert de Sigur Rós, c’est toujours quelque chose de difficile. Ils ont une certaine faculté à nous transporter en quelques notes, et avec quelques effets de lumière très réussis dont on peut vraiment profiter de loin. On en prend plein les mirettes et on plane complètement. On reste suspendu à la voix de Jónsi qui tient la note plus longtemps que n’importe qui au monde et on bloque sur la violence dont il fait preuve envers son archet et sa guitare.

Niveau setlist, on n’a pas à se plaindre. L’enchaînement Starálfur, Sæglópur et Glósóli au début du show lance les hostilités. Certains auront sans doute voulu entendre Hoppipolla qu’on n’aura finalement pas. C’est pas bien grave, on a eu Ný Batterí, quand même et c’est 100 fois mieux (ah, la subjectivité !). Quelle majesté, ce titre.

Le temps passe tellement vite avec Sigur Rós, qu’on réalise au moment du rappel qu’il reste peut-être 15 minutes avant la fin du concert. Ce qui signifie pour du Sigur Rós, un malheureux « petit » morceau… C’est Popplagið qui fermera donc le show, sur une pluie de coussins en bonne et due forme.

Le trio revient à deux reprises pour saluer comme il se doit son public conquis à la cause et pour renvoyer quelques coussins dans la fosse. On applaudira encore une fois à l’islandaise avant de quitter le théâtre. Deuxième fois qu’on voit Sigur Rós en live et on repart encore sur un nuage magique. Takk.

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Setlist

1. Óveður
2. Starálfur
3. Sæglópur
4. Glósóli
5. Vaka
6. Ný Batterí
7. E-Bow
8. Festival
9. Yfirborð
10. Kveikur
11. Hafsól
12. Popplagið