The Last Shadow Puppets – Live aux Nuits de Fourvière

Chouette semaine. Trois concerts à Fourvière et pas des moindres. Dernier show de notre semaine et de notre saison aux Nuits de Fourvière, les Last Shadow Puppets. Si on n’a pas forcément retrouvé dans leur 2ème album, ce qu’on avait apprécié dans le duo formé par Alex Turner et Miles Kane, la tentation était trop grande de les retrouver dans ce cadre si particulier.

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Mais avant, il faut passer l’épreuve de la première partie : Yak. Ce ne sera pas franchement une épreuve. Cet espèce de garage-rock-psyché est tout à fait ce qu’on aime dans le genre. Certes un peu répétitif au bout d’un moment, mais le trio fait une bonne prestation et on en demande pas plus en première partie.

On quitte les gradins pour rejoindre la fosse. Entre foot et musique, on choisit notre camp, et on attend beaucoup plus de l’équipe des Last Shadow Puppets que de l’équipe de France. Est-ce qu’on aura tout ce qu’on attend ? (Everything you’ve come to expect – oui, on est allé chercher très loin pour la placer !). Vers 22h, le quatuor à corde s’installe. C’est parti. On retrouve ce cher Miles Kane, sorte de petit gamin émerveillé et on découvre en vrai, Alex Turner, super rock star qui entretient le mythe. Et il s’en sort pas mal surtout en français dans le texte avec l’excellente reprise de Jacques Dutronc, Les Cactus… ou les « Cactous » avec l’accent anglais. Chouette mise en bouche qui électrise le public sans mal. En plus, c’est semble-t-il la première fois qu’ils la jouent en live. Nananère ! (On se base sur Setlist.fm donc, on peut se tromper, hein !)

Kane enchaîne avec Aviation, notre morceau préféré de ce dernier album, tandis que Turner flotte sur la scène. « Flotter », oui c’est bien le terme. Il a vraiment l’air défoncé ou joue-t-il un personnage ? On ne le saura pas. Sa voix de crooner en tout cas est bien présente, et l’alchimie avec Kane ne fait aucun doute et c’est bien là, l’essentiel. La setlist fait la part belle à la nouveauté et on se rend bien compte que ce nouveau disque n’est clairement pas à la hauteur. L’ambiance est bien plus caliente sur les morceaux du premier album. Mention spéciale évidemment à The Age of the Understatement.

Cela n’empêche pas le duo de se donner à fond, même si tout est bien carré et qu’ils enchainent les titres comme s’ils étaient pressés de voir la fin du match. Enfin le jeté de coussins fera son effet et Turner jouera même avec, à les esquiver, à provoquer la foule d’en relancer encore plus. Il est peut-être pas si déconnecté que ça finalement. Mais malheureusement, à peine 1h20 de concert plus tard, c’est déjà fini. Ça fait cher la minute de concert quand même, mais bon…

On aura quand même passé un bon moment avec les Last Shadow Puppets, même si on regrettera une setlist un peu déséquilibrée et surtout les gens qui passent leur temps à filmer ou à prendre en photo, tout et n’importe quoi sur la scène. Vivre le concert via un écran, c’est un peu dommage, surtout pour ceux qui ont envie de « voir » vraiment le show. Merci aux personnes devant nous à la dégaine facile. Avec eVe, on s’est retenues de vous tataner la gueule. Mais pas de violence, c’est les vacances !

Sur ces belles paroles, allons écouter un peu de Last Shadow Puppets pour l’apéro.

*****

Setlist

1. Les cactus (reprise de Jacques Dutronc)
2. Aviation
3. Used to Be My Girl
4. Miracle Aligner
5. Only The Truth
6. The Dream Synopsis
7. Dracula Teeth
8. Pattern
9. Totally Wired (reprise de The Fall)
10. The Age Of The Understatement
11. The Bourne Identity
12. Everything You’ve Come to Expect
13. Meeting Place
14. Bad Habits
15. My Mistakes Were Made For You

Rappel
16. Sweet Dreams, TN
17. Standing Next To Me
18. In My Room

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