The Cure – Live à Lyon

Il aura bien fallu 2 jours pour reprendre nos esprits et revenir sur le concert survolté de The Cure à la Halle Tony Garnier. 1 an qu’on l’attendait… Alors, certes ce live report est un peu décousu. On a fait de notre mieux pour le structurer mais comment résumer plus de 2h30 de concert ?

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1 an, c’est aussi la durée de notre frustration puisqu’on aurait dû voir The Twilight Sad en première partie d’Editors si le concert n’avait pas été annulé pour des raisons évidentes. On retrouve donc les écossais sur la grande scène de la Halle, à 20h pétantes, avec enthousiasme. Ça nous fait bizarre de les voir d’aussi loin lorsqu’on a pu les applaudir dans de plus petites salles à Leeds. Mais c’est tant mieux pour eux et franchement, là où on est placé le son est plutôt bon. Ce n’est pas le cas un peu plus loin, par contre, ce qui est dommage. On se laisse immerger par la voix pénétrante de James Graham sans difficulté aucune. Le monsieur n’a pas changé, il est toujours autant possédé et continue de crier en dehors de son micro. Bref, la soirée commence vraiment bien et on le savait d’avance d’ailleurs. Pourvu qu’ils reviennent pour une tournée à eux…

On change de place. Le son est meilleur à l’avant donc on se faufile et on attend 21h comme un gamin la veille de Noël. 4 ans qu’on n’a pas vu The Cure. Est-ce que ce sera aussi bon ? Le ton sera vite donné par le premier morceau qui retentit quelques minutes après 21h. Plainsong ! Putain Plainsong pour lancer le show dans la grande salle de fer de la Halle, ça claque ! Et c’est parti pour un enchaînement de morceaux piochant dans une carrière vieille de 40 ans ou presque. Mais c’est Disintegration qui sera le plus représenté, rien qu’avec les 3 premiers morceaux du set.

Mais ce soir, The Cure n’a pas envie de plomber l’ambiance avec des morceaux sombres et tristes. Non, on est là pour faire la fête et on retrouve tous les morceaux qui ont fait la renommée du groupe mené par le chevelu, Robert Smith qui n’hésite pas à donner de la voix d’ailleurs : In Between Days, Just Like Heaven, Friday I’m in Love, Lullaby, Boys don’t cry, etc… Et pourtant, on n’a pas l’impression d’assister à une tournée juste pour l’argent et la nostalgie. Non. Ils ne font pas le minimum syndical. Ils te ressortent des titres de derrière les fagots comme Burn, M, Before Three, Sleep when I’m dead. Et ce qui est assez impressionnant, c’est d’arriver à passer d’une époque musicale à une autre sans que le changement de son ne choque (mention spéciale à l’enchâinement In Between Days à Three Imaginary Boys)… 

Bref, un grand groupe.

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Robert Smith n’est pas des plus bavards et de là où on est, difficile de savoir s’il sourit derrière sa tignasse mais nous, on passe un bon moment et le public est plus que réceptif. En même temps, ça fait pile 20 ans que le groupe n’était pas revenu à Lyon alors forcément… Mention spéciale pour les chœurs pendant Play For Today, à te filer des frissons.

On aime chaque seconde, et on s’étonne même lorsque le groupe quitte la scène pour la première fois. Déjà ? En même temps, on vient d’avoir 1h30 de concert enflammé… C’est fou comme le temps passe quand c’est bien. Premier rappel d’une longue liste. On les connait les Cure et c’est pour ça qu’on les aime d’ailleurs. Ça dure longtemps.

Au fur et à mesure des rappels, Smith semble se dérider un peu et fait le con sur certains morceaux. L’inquiétante Lullaby évidemment et Close to me en tête. Mais en même temps, on n’est pas tout devant donc peut-être que les fans accrochés à la barrière auront aperçu d’autres expressions du sieur Smith.

Au bout de plus de 2h30 de concert savamment exécutées, on quitte The Cure en dansant sur un Why can’t I be you nous laissant dans un état de plénitude et un sourire aux lèvres qu’on ne décollera qu’en arrivant chez nous. Et s’ils n’auront pas joué toutes nos chansons préférées, on en a entendu qu’on ne pensait pas avoir du tout : Plainsong, The Caterpillar… donc on ne va pas se plaindre, ils peuvent pas tout faire de toute façon !

A la prochaine Robert et reviens-nous vite !

Crédit photo : Jessica Holgado Photography (merci beaucoup)

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Setlist

1. Plainsong
2. Pictures of You
3. Closedown
4. A Night Like This
5. Push
6. In Between Days
7. Three Imaginary Boys
8. Before Three
9. Lovesong
10. Sleep When I’m Dead
11. If Only Tonight We Could Sleep
12. Burn
13. From the Edge of the Deep Green Sea
14. Prayers for Rain
15. Disintegration

Rappel 1
16. At Night
17. M
18. Play for Today
19. A Forest

Rappel 2
20. Catch
21. The Walk
22. Friday I’m in Love
23. Just Like Heaven
24. Boys Don’t Cry

Rappel 3
25. Lullaby
26. Hot Hot Hot!!!
27. The Caterpillar
28. Let’s Go to Bed
29. Close to Me
30. Why Can’t I Be You?