Elbow – Little Fictions

elbow-little-fictionsUn nouvel album d’Elbow est toujours un grand événement pour nous, parce qu’on sait avant même de le mettre en route qu’il sera à la hauteur de nos espérances. Soyons clairs, le groupe de Manchester mené par Guy Garvey ne sait pas faire de mauvais albums. Maintenant qu’on l’a dit, que peut-on attendre de Little Fictions sorti le 3 février dernier ?

On avait laissé Elbow et surtout Guy Garvey, trois ans plus tôt avec The Take Off and Landing of Everything, en pleine rupture amoureuse. Cette petite pépite avait un goût plutôt amer, sorte de bilan doux et douloureux à la fois sur un amour brisé. En ce sens, Little Fictions est différent. En 10 morceaux pour un peu moins d’une heure d’écoute, Elbow distille la sérénité, la joie et l’amour. Parce que oui, Garvey est amoureux et file le parfait amour avec l’actrice Rachael Stirling. Ça se ressent musicalement et ça s’entend même à plusieurs reprises dans les paroles : « You are my reason for breathing » dit-il dans Trust the Sun. Notre cœur fond forcément. Et encore, c’est sans doute la phrase la plus « simple » signée Guy Garvey, parce que le monsieur est un parolier hors-pair. Le titre Gentle Storm en est un très bon exemple entre autres.

Au niveau des arrangements, chaque morceau est joliment produit et aucun ne ressemble vraiment à l’autre tout en gardant un son très « Elbow ». Magnificent (She says), le premier titre, virevolte de légèreté avec ses cordes, tandis que Gentle Storm dont on a parlé juste ici, est tout en retenu. K2 nous offre un Garvey à lancer ses paroles sans prendre le temps de respirer ou presque, avec sa spirale d’écho pour donner encore plus de profondeur au texte traitant en partie avec finesse du Brexit. Les 8 minutes de Little Fictions viennent enfoncer le clou avec son final en forme de feu d’artifice musical…

Et puis, il y a cette voix de crooner/ours/whisky lover que Guy Garvey a et qu’on aime tout particulièrement. On ne parle même pas de l’accent mancunien qui nous fait toujours craquer. Bref, Little Fictions est un véritable plaisir pour les oreilles. Et comme tous les albums d’Elbow, il faut l’écouter en entier. Ne faire que ça. Prends donc 48 minutes de pause et laisse-toi envahir par la musique magique d’Elbow.

Elbow remplissent les grandes salles en Angleterre. Evidemment, en France, on est encore en retard sur le phénomène, mais espérons que Little Fictions les amène un peu plus dans nos contrées. Un concert à Lyon, les enfants ? Disons, au hasard aux Nuits de Fourvière, ce serait top !

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