Hellfest 2017 – Jour 3

Après une bonne nuit réparatrice, on repart dans le chaudron de l’enfer ! 35°c aujourd’hui, ça va piquer !

Alors ce matin on commence par Prong dont malheureusement nous n’avons pu que entendre et voir la fin… Dommage ça avait l’air sympa, et le monde présent devant la scène nous le confirme! On enchaîne ensuite avec les frenchies de Regarde les hommes tomber, que l’on ne connait pas vraiment. On est un peu tombé de haut. On ne s’attendait pas à ça, c’est un peu trop brayard à notre goût. La musique est sympa, les riffs font mouches, mais la voix ne passe pas… Désolé les gars, mais on n’a pas accroché…

hellfest 2017 evan forget 1

Sun, Metal, and Sun

Températures extrêmes oblige, on fait déjà une petite pause. Le moindre circle pit ou autre wall of death, soulève une quantité impressionnante de poussière et on avait un peu de mal à respirer dans les fosses, malgré l’arrosage à la lance à incendie (mention spéciale pour l’arrosage depuis les miradors de la Warzone, c’était vraiment top). Pour ce qui est du soleil, en effet ça a piqué, tout au long de la journée, les places à l’ombre coûtaient très chères, que ce soit au Kingdom of Muscadet ou même à l’ombre de chaque poteaux, lampadaire, mur, nous nous sommes fait la même réflexion : nous sommes comme les vaches dans les champs: amassés sous le moindre coin de “frais…”!

Bref, de retour parmi les vivants, on se remet en forme avec Trapped Under Ice, du bon Hardcore comme on l’aime, ça envoie bien et la dynamique du groupe est bonne. Un bon moment, donc. Après, un peu comme tout le monde : on va se placer pour Prophet of Rage ! S’il y avait un groupe attendu sur tout le fest 2017 c’est bien celui-ci. C’est plein à craquer, les questions fusent, et toujours la même revient: “ Qu’est ce que ça va donner sans Zack de La Rocha!?”. Et puis bon, Cypress Hill, et Public Enemy, ce n’est pas trop le public du Hellfest en théorie, donc… Vers quoi se dirige-t-on?

Le groupe commence en retard à cause d’un problème sur les platines (autant dire que ça commence déjà à se moquer dans la fosse “Et voilà, c’est encore le DJ qui f**t la me**e”). Une fois le souci résolu, les musiciens arrivent avec un petit Bombtrack et là, la magie opère, c’est génial, B-Real et Chuck D assurent comme des bêtes. Tout le monde saute (ça fait de la poussière), ça slam (notamment la fameuse nana en fauteuil roulant), ça circle pit (ça fait de la poussière), ça pogote (ça fait de la poussière), ça recircle pit sur Know your Enemy. On a aussi eu droit à quelque morceaux de Cypress comme Insane in the Brain (mais si, le truc qu’avait repris Disiz : j’chui un dingue dans ma tête), et c’est bien passé, le mélange des genres parfois ça marche. Puis un bon Bullet in the head (ça fait de la poussière), ça …. attend What! On ne voit plus la scène!!! Y a trop de poussière!!! Et oui, à 5-6 mètres de la scène on ne la voyait même plus! Heureusement le vent se lève et chasse (un peu) la poussière, ce qui nous permet de profiter d’un magistral Killing in the Name ! Et c’est déjà la fin…. Trop triste, c’était vraiment énormissime ! Tout le monde ressort de la avec la banane (bien poussiéreuse la banane).

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Vient ensuite Five Finger Death Punch, notre bonne découverte de l’édition 2015, sauf qu’il parait qu’ils se sont brouillés avec Ivan Moody leur chanteur. Quelle va-t-être l’ambiance sur scène? Et là, surprise, ce n’est pas Ivan mais Tommy Vext (Divine Heresy, Snot) qui tient le micro. Et sa performance est très bonne. On ne peut pas dire que l’on retrouve la baffe de 2015, mais ça tient la route, et Tommy s’est fait une bonne place dans le groupe.

C’est avec impatience qu’on attend ensuite Linkin Park, groupe de Nu métal par excellence. La foule s’entasse devant la mainstage et c’est parti! Déjà ̶P̶h̶i̶l̶ ̶C̶o̶l̶l̶i̶n̶s̶ Chester Bennington arrive lunettes de soleil vissés sur la tête alors qu’il fait nuit (je n’aime pas bien ça… ça met trop de distance avec le public). Et là, c’est le drame… On attend que ça parte, on espère, on prie, mais rien, c’est vide, c’est plat… Les gens partent au fur et à mesure, j’ai même vu des nanas pleurer tellement elles étaient déçues de la performance (true story) ! Cela n’engage que moi, mais je pense qu’ils avaient leur place au Hellfest, par contre leur set n’était pas adapté, bref ça a été une grande désillusion pour un grand nombre de personnes… Dommage.

Sur les conseils d’un chroniqueur, nous allons voir The Dilinger Escape Plan, il parait que c’est une tuerie en live et que ce sont des monstres sur scène… Bon, on a pas tenu plus de deux morceaux, c’est trop space pour nous on laisse notre place pour finir sur une valeur sûre, les bien nommés Slayer. Comme à leur habitude, ça blast, ça balance. Juste un truc bizarre auquel on n’avait pas eu droit sur les éditions précédentes : les lumières qui se coupent entre chaque morceau, le père Arya qui ne dit rien au public … Curieux, ce n’est pas dans leurs habitudes.

On a droit à un petit Angel of Death et Raining Blood et un “salutmercibyebye“ … Wait… What, oh les gars, il est 01:40, il vous reste 10 min à jouer !! C’est quoi ce délire ?! Bref, on reste un peu sur notre fin. Dommage de finir sur une note comme celle là, mais bon, maintenant il fait frais, on a de pleins de superbes souvenir dans la tête et dans le sac de merch !

Mots de Nono

Photo d’Evan Forget – encore merci !

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