Benjamin Clementine – Live aux Nuits de Fourvière 2017

Jeudi dernier, on s’est laissé séduire par les sirènes de Benjamin Clementine. Ce grand bonhomme à la voix démentielle était aux Nuits de Fourvière. On ne pouvait décemment pas rater ça.

Mais avant toute chose, il faut passer l’épreuve de la première partie. Heureusement pour nous, c’était Dillon qui était au programme, seule au piano. On la connait surtout pour son morceau Thirteen Thirtyfive qu’on aime particulièrement. Sa voix chaude et ses regards dans la foule emplissent le théâtre de Fourvière. Nous, on est conquis mais beaucoup de gens continuent de parler, ce qui est fort dommage.

Petite pause syndicale, le temps de permettre à la fosse de se remplir. Puis vient l’entrée en scène de Benjamin Clementine accompagné de 5 choristes, et de ses musiciens. Le piano à queue trône au centre de la scène. Benjamin s’installe et entame son set avec un nouveau titre, God Save the Jungle. Nos poils se hérissent dès qu’on entend sa voix. On est happé par sa musique et on n’en ressortira qu’à la fin.

Difficile de choisir un moment à ce concert. Peut-être Condolence, sans surprise. Et si, surprise il y a eu ! En bon hôte de cérémonie, Clementine invite le public à reprendre le refrain, en faisant office de prof d’anglais et de chef d’orchestre. Il ne s’attendait peut-être pas à la suite. A la moindre occasion, un silence, un problème technique et c’est parti, tout le public repart de plus belle : « I’m sending my condolence to fear ». On finira même par la chanter en français dans le texte puis à mixer les deux langues. Le public a bien dû la chanter presque 10 minutes en tout, avec lancer de coussins en prime. Benjamin Clementine décidera de clore le set par God Save the Jungle une nouvelle fois. Et comme, il est d’humeur généreuse, il décidera ensuite de rechanter Condolence en final.

On connaissait le Benjamin Clementine en studio, mais le Benjamin Clementine en live a une générosité et une simplicité très touchantes. Il parle et interagit beaucoup avec le public. Il envoie une bonne dose de bienveillance… Et si en plus, tout ça, est placé dans les Nuits de Fourvière, alors forcément, la magie opère sans mal. Une excellente  soirée qui n’aura pas été gâchée par la pluie cette fois-ci…

Setlist

God Save the Jungle
Better Sorry Than a Safe
By the Ports of Europe
Awkward fish
Jupiter
I Paris wonder
Phantom of Aleppoville
Condolence
The People And I
Cornerstone
I Won’t Complain
Adios
God Save the Jungle

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