Editors – Live à Lyon

Cette fois-ci, on n’aura pas attendu 7 ans pour revoir nos chers Editors sur scène. Après des retrouvailles chargées d’émotion à l’Olympia, la barre était haute mais suffisamment accessible pour ces anglais qui remettaient les pieds à Lyon après 9 ans d’absence dans la capitale des Gaules. Mais trêve de bavardage inutile, direction le Transbordeur.

En guise de première partie, ce sont les petits anglais d’October Drift qui sont chargés de réchauffer la salle, plutôt bien remplie, d’ailleurs. Au programme, du rock alternatif comme on l’aime avec des guitares saturés et des rythmes efficaces. Dans la recette, tu ajoutes un guitariste ultra-possédé et la voix grave du chanteur. Tu montes un peu la température et ton entrée est servie à point. Rien à ajouter, tout est assaisonné comme il faut. Une bonne première partie comme on les aime.

Editors, ces magiciens du live

Après des semaines de tournée dans toute l’Europe, on pouvait s’attendre à retrouver les Editors sur les rotules, mais ce serait bien mal les connaître et dès que le groupe s’empare de la scène vers 21h15, c’est parti pour un tourbillon musical placé entre violence, puissance et finesse. Si la setlist n’a pas bougé d’un iota depuis Paris – ou alors si peu, on ne boude pas notre plaisir de redécouvrir certains morceaux en live : No Harm et Violence qui se fondent l’un dans l’autre. la douceur planante de Belong, les nouveaux arrangements d’Ocean of night… Et puis, il y a ce décor métallique qui entoure Editors, si froid, si complexe… un peu comme la vision qu’on a du groupe. Quoique « froid » n’est pas le terme qui conviendrait à Editors en live et plus particulièrement à Tom Smith. Fidèle à lui-même, Smith habite la scène. Ses regards perçants et ses gesticulations en tout genre nous bluffent une nouvelle fois. Difficile de ne pas succomber à ce magnétisme et à ce charisme si intenses, en même temps…

Niveau public, on ne peut s’empêcher de comparer avec l’ambiance électrique de l’Olympia. Comme souvent le public lyonnais manque de chaleur. Peut-être n’étions-nous pas au bon endroit dans la salle, mais cette distance n’arrête pas Smith qui continue de jouer sa vie en première ligne, et nous, qui sautons joyeusement à l’arrière, dès les premiers accords de Munich, entre autres. On finira par voler au devant pour Papillon, évidemment qui nous emporte dans sa tempête de clavier. Puis vient Marching Orders, en guise de générique de fin. En studio, c’est loin d’être une de nos favorites mais il faut avouer qu’en live comme c’est souvent le cas avec Editors, elle prend une nouvelle dimension, qui vient clore de la meilleure des façons, un concert encore vraiment bien exécuté. Tellement bien exécuté qu’on sait d’avance qu’on retournera voir Editors en concert parce que tout est simplement parfait.

****

Setlist

Hallelujah (So Low)
A Ton of Love
Formaldehyde
Darkness at the Door
Violence
No Harm
Blood
Munich
An End Has a Start
In This Light and on This Evening
Eat Raw Meat = Blood Drool
Nothingness
Belong
Sugar
The Racing Rats
Ocean of Night

Rappel
No Sound but the Wind
Cold
Magazine
Papillon
Marching Orders

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