The Twilight Sad – Live à Paris

En ce samedi 10 novembre pluvieux, on a décidé à la dernière minute de nous échapper du côté de la capitale, pour assister au premier concert de la mini-tournée des écossais de The Twilight Sad, dates presque toutes complètes, à l’instar de celle de ce soir-là où une foule est venue s’entasser dans la salle du Point Ephémère.

A peine entrés dans la salle que les lumières s’éteignent. En même temps, il semblerait que les balancent ont pris un peu plus de temps que prévu. Michael Timmons, déjà en scène, avec sa guitare et ses reverbs, lance un folk déprimant juste comme on l’aime. Parfois, il nous suffit de peu, un artiste et une guitare, pour nous transporter. Et ce, malgré une partie du public pas très respectueuse à parler plus fort que l’artiste… Dans ces moments-là, on pourrait devenir violente mais on prend notre mal en patience en se disant que le son de The Twilight Sad devrait leur clouer le bec.

On ne croyait pas si bien dire. Dès l’arrivée de The Twilight Sad, leur son nous enveloppe tout comme la fumée qui cache le groupe. Un son un peu trop fort peut-être parce qu’on peine à entendre la si belle voix de James Graham, tantôt noyée dans la musique ténébreuse de ses acolytes, tantôt trop agressive dans nos oreilles. Dommage, le point de vue est parfait par contre… Mais il faut choisir entre bien voir le concert et profiter de toutes les chansons prévues ce soir. On opte pour cette dernière option. On se dégage tant bien que mal de notre spot pour se placer au fond. Là, le son y est meilleur, les instruments ressortent plus nettement, la voix du chanteur est mieux mise en valeur. C’est ce qu’on veut pour un concert de The Twilight Sad. Et si on entraperçoit le groupe, c’est déjà pas mal. L’avantage, c’est que James Graham n’est pas du genre statique et bouge, complètement possédé, sur tous les morceaux et que la salle est petite, donc, on arrive à les voir plutôt pas mal et à profiter des jeux de lumières. Ouf !

Sur scène, le groupe, comme à chaque fois qu’on les a vus en fait, est une valeur sûre en live pour les amateurs de grandes nappes de sons déprimantes appuyées par un accent écossais à couper au couteau. Chaque membre se donne à fond pour livrer un set profond et inspiré, où le mal-être et la torture s’affichent jusque sur le visage et dans la gestuelle de Graham. Le choix des morceaux est bon, entre grands classiques de leur discographie et nouveaux morceaux à paraître. The Twilight Sad feront même un hommage à Scott Hutchison, chanteur défunt de The Frightened Rabbit, avec une reprise de Keep Yourself Warm, en fin de soirée.

Le groupe quitte la scène peu avant 23h, ravi d’avoir eu une telle audience pour un samedi soir, sachant que leur album n’est pas encore sorti, dixit Graham. Quand c’est bon, il n’y a pas de raison de rater ce genre de concert. Et The Twilight Sad ont encore été très bons. Vivement la sortie de leur prochain album – prévue pour 18 janvier 2019. Peut-être que les écossais se risqueront davantage sur les routes françaises et pourquoi pas à Lyon, par exemple…

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Setlist

There’s a Girl in the Corner
That Summer, At Home I Had Become The Invisible Boy
Don’t Move
I/m Not Here [Missing Face]
Last January
The Arbor
Reflection of the Television
VTr
It Never Was the Same
The Wrong Car
Keep Yourself Warm (Frightened Rabbit cover)
Cold Days From the Birdhouse
And She Would Darken the Memory

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