The Twilight Sad – IT WON/T BE LIKE THIS ALL THE TIME

Cette nouvelle année marque le retour studio du groupe The Twilight Sad. Nos écossais préférés ont sorti leur cinquième album, IT WON/T BE LIKE THIS ALL THE TIME, en fin de semaine dernière et il est tellement bon, qu’il serait dommage de ne pas en parler.

4 années se sont écoulées depuis leur précédent déjà très bon album, Nobody Wants to Be Here and Nobody Wants to Leave. Une grande pause studio, une tournée interminable avec The Cure (leur papa spirituel et plus grand fan), le départ d’un batteur, un side project pour James Graham… Finalement pendant ce lapse de temps, il s’est passé beaucoup de choses pour The Twilight Sad. Et ça se ressent dans ces nouveaux morceaux. Le groupe évolue vers un son plus new wave sans jamais jouer dans la nostalgie ou le « déjà entendu ». On reconnaît leur patte derrière toutes ces nappes de synthé froides.

The Twilight Sad n’a pas besoin de faire grand chose pour nous faire succomber à leur musique bien sombre et énigmatique, saupoudré d’un accent écossais appuyé. Pas étonnant donc, que dès les premières notes – ou plutôt la première spirale de notes de [10 Good Reasons for Modern Drugs], on plonge tête la première dans ce nouvel album. Des claviers pesants, une bonne ligne de basse qui viennent s’ajouter au mix et la voix de James Graham survole le tout pour emballer notre petit coeur. Cette mise en bouche est d’une puissance incroyable, bien dosée, et bien lourde comme il faut, jusqu’à ce que toutes les couches se dévoilent les unes après les autres. Après cette première chanson, on est déjà conquis et ce n’est que le début, parce que The Twilight Sad ne semble pas capable de faire des albums mauvais ni insipides.

Shooting Dennis Hopper Shouting prend la suite, et si ce morceau paraît plus épuré, une montée en puissance vient emporter tout sur son passage. The Arbor qui enchaîne, nous rappelle les plus belles heures sombres de The Cure. Si Graham n’était pas au micro, on attendrait presque la voix de Robert Smith… On en est à trois morceaux jouissifs et The Twilight n’a pas l’air de vouloir arrêter cette torture vibrante, puisque VTr, l’un des premiers extraits qu’on a pu écouter avant la fin d’année et même lors de notre concert parisien du groupe, enfonce le clou avec une force incroyable.

Sunday Day13 fait retomber la pression pendant 3 petites minutes avant I’m not here [missing face], et son refrain incisif « I don’t want to be around you anymore ». Aïe, ça fait mal mais musicalement, la new wave sombre de The Twilight Sad fait son effet, sans difficulté. A mi-chemin de l’album et avec Auge/maschine qui commence, décidément les écossais n’ont pas décidé de baisser le rythme. La fièvre continue de monter. Le retour d’une spirale de guitare dissonante ouvre Girl Chewing Gum formant une sorte de cacophonie indigeste et pourtant, si délicieuse. Let/s get lost fait enfin tomber ce mur de son et la voix de Graham est mise en valeur sur une nappe discrète de synthé et quelques notes de piano… enfin seulement sur le couplet, car le tout s’emballe à nouveau sur le refrain. L’album se termine sur Videograms autre single présenté l’année dernière. Très curesque, Videograms est aussi une belle façon d’amorcer la fin d’un voyage musical ébouriffant.

Avec IT WON/T BE LIKE THIS ALL THE TIME, The Twilight Sad lâche les chevaux. Les 11 titres, qui composent ce nouvel album, passent à une vitesse folle et écrasent tout sur leur passage, ne laissant que peu d’espoir sur la route. A part l’espoir que 2019 sera peut-être une bonne année. Musicalement, elle commence très bien, en tout cas.

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