Tim Dup – La Course Folle

Tim Dup nous a accompagné pendant tout 2020 avec son 2e album Qu’en restera-t-il ? et son petit concert bien chouette à Saint-Priest à l’aube du 2e confinement. Maintenant que les restrictions commencent à se lever et que l’été s’est déjà bien installé, l’artiste revient avec un album idéal pour voyager, profiter mais aussi se poser et contempler la vie qui passe. Son titre : La Course Folle. Une petite pépite auditive à découvrir.

Alors autant être deux
Dans tout ça
Pour contempler les adieux
De l’astre roi

Tim Dup – Les Cinquantièmes Hurlants

La Course Folle porte bien son nom. En une quarantaine de minutes, on passe d’un continent à l’autre, d’une ambiance à une autre, sans jamais se poser, sauf peut-être pour déguster un plat italien à l’huile d’olive. Tout est léger et doux. Simple et authentique. Cotonneux comme les cerisiers en fleurs d’Osaka.

Tim Dup 3.0

Avec ce troisième album, Tim Dup s’essaie à de nouvelles choses qui fonctionnent à chaque fois. Première chose : il délaisse un peu les nappes électronisantes et synthétiques qui se font plus discrètes. Les instruments (piano, cordes mais aussi guitare) ont une plus grande place, et ce n’est pas pour nous déplaire. Parce que oui, on préfère Tim en mode piano-voix. On trouve que ça met plus en valeur ses mots. Pas étonnant d’ailleurs que notre coup de cœur immédiat à la première écoute de cet album soit Les Cinquantièmes Hurlants.

Autre nouveauté pour l’artiste : s’essayer à la chanson qui fait danser. Oui, on pense évidemment à Juste pour te plaire dont on a déjà parlé. Et le moins qu’on puisse dire c’est que si on a été désarçonnée à la première écoute, on l’aime de plus en plus chaque jour. Et ça, il fallait le faire. On secoue notre popotin pendant 3 minutes et on garde le morceau en tête bien au-delà. Un titre qui passe comme toutes les pintes qu’on boit à un apéro entre amis. D’ailleurs, ce n’est pas la seule chanson sur laquelle on secoue notre popotin. D’alcool et de paysages fonctionne aussi très bien pour ça.

Troisième petite évolution : les collaborations. S’il s’était essayé au duo dans Qu’en restera-t-il avec le morceau Portes du Soleil avec Gaël Faye, Tim Dup enfonce le clou n’en proposant pas moins de cinq nouvelles collaborations. Pour La Course Folle, il s’est accompagné d’Anaïs Demoustier, Alexandre Tharaud, Aurélie Saada, Thomas Enhco et Saane. Du beau monde !

La course folle aux nombreux coups de cœur

On l’a déjà dit, Les Cinquantièmes Hurlants a été notre premier coup de cœur à l’écoute de ce nouvel album. Mais les coups de cœur, on en a eu d’autres parmi ces 12 morceaux. On pense forcément au titre La Course Folle qui va sûrement tourner tout l’été ici. La guitare y est à l’honneur et c’est assez rare chez Tim Dup pour être signalé. On pourrait citer aussi Dolce Ricordo, Montecalvario ou La Légèreté qui nous plongent en Italie. L’Univers est une Aventure a aussi un réel charme tout comme A ciel ouvert qui ouvre cet album. Bref, en quelques lignes, on t’a déjà cité la moitié des titres de cet album et on aurait d’ailleurs pu en citer bien plus. C’est dire la qualité qu’on retrouve ici.

En bref

Sorti le 11 juin, La Course Folle diffère de ses grands frères par le ton qu’il prend. Plus léger et lumineux qu’un Mélancolie heureuse ou Qu’en restera-t-il ?, ce nouvel album fait un bien fou au moral en berne depuis plusieurs mois. On prend un réel plaisir à naviguer entre les différents paysages musicaux que Tim Dup nous distille au fil de l’album. Il se déguste comme une bonne pizza italienne arrosée d’un verre de Chianti ou de Vermentino di Gallura. On a qu’une envie à la fin de ce repas musical : se resservir une bonne part.

Souhaitons une belle vie à cet album et un meilleur destin scénique que son prédécesseur. Sûr que si Tim Dup repasse en concert par chez nous, on sera au rendez-vous !