Temples – Sun Structures

temples_sun_structures_album-500x500Il serait temps de se mettre à la page. Et la page, c’est Temples. Outre Manche, Temples est le nouveau groupe phénomène qui vient de sortir son premier album, Sun Structures. Même Noel Gallagher, qui n’est pas coutumier de compliments, a annoncé Temples comme le meilleur nouveau groupe d’Angleterre, c’est dire. Une semaine après la sortie de Sun Structures, voilà ce qu’on en pense.

Temples, c’est un peu retour vers le futur. Rien que leur look rappelle les années 60-70, le glam et un certain Marc Bolan. Musicalement, c’est la même chose. C’est psychédélique et ça sent bon les années acides. Dès la première chanson, on pense même à certains titres des Monkees, avec tambourins et chœurs. Mais ne nous y trompons pas, Temples est bien un groupe de 2014.

La voix de James Bagshaw est plutôt agréable et envoutante ce qui colle parfaitement avec la musique pleine de références à des groupes passés : T-Rex, Simon & Garfunkel, The Beach Boys, The Monkees donc et même par endroit on croit retrouver The Mama’s and the Papa’s. Le titre Keep in the Dark nous rappelle gentiment l’intro de Fire de Kasabian, groupe un peu plus actuel quand même. Le tout est léché et psychédélique.

Si on se noie dans le son ambitieux par moment, quelques titres ressortent du lot. On peut même en citer plusieurs. Toute la première moitié de l’album quasiment : The Golden Throne, avec ses harmonies ; Shelter Song donc ; Mesmerise est hypnotisante à souhait et Move with the Season est apaisante. Colours to Life, single officiel de Sun Structures est sans doute notre morceau préféré de tout l’album, avec A Question isn’t answered – rappelant le son massif de Tame Impala sur la fin. Et n’oublions pas Sand Dance, arabisante au possible.

Sun Structures passe très bien. On se dit même qu’on prendrait bien le CD pour faire un road trip aux USA. Ça irait bien dans le paysage, tiens. On ne trouve rien à lui reprocher si ce n’est que parfois, on a juste l’impression qu’il s’agit d’un album hommage aux années précitées ci-dessus. Les influences semblent mal digérées si bien qu’on se croit écouter un album best-of. Certes très agréable, mais pas très inventif, tout ça, non ? Temples sont encore jeunes. Laissons-leur le bénéfice du doute là-dessus et puis ça fait plaisir d’entendre du psych-rock en 2014.

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