Pourquoi je n’achèterai pas le nouvel album de Jeff Buckley You & I

Jeff Buckley, c’est un peu comme une madeleine de Proust. Depuis notre rencontre post mortem en 2001, Jeff Buckley est vite devenu mon meilleur ami, celui vers qui je me tourne quand ça va pas, quand ça va bien ou quand je veux passer un bon moment en somme.

jeff buckley

Sauf que voilà, le prodige américain est mort en 1997, après un seul album studio fini, le jamais égalé Grace. Et depuis, les albums posthumes et autres compilations jamais éditées avant (previously unreleased) s’accumulent. Il n’y a qu’à voir sa discographie sur Wikipedia… C’est le concept de la vache à lait. « On t’a signé pour tant d’albums, t’es mort comme un con au début de ta carrière alors faut que tu paies quand même… ça tombe bien, tu as enregistré plein de trucs de ton vivant… »

S’il y a bien une chose qui me débecte au plus haut point, c’est bien ça. Alors, certes, on n’avait pas eu droit à un nouvel album de soi-disant raretés et autres lives depuis 2009 et le Grace Around the World. Mais ce You & I recense des morceaux que tous les fans de Jeff Buckley connaissent déjà parce qu’on les retrouve dans le Live at Sin-é pour certains (Just like a woman, Calling You). La reprise des Smiths, I know it’s over est sur So Real: Songs from Jeff Buckley, et Grace… bah Grace est sur Grace, dans le live à l’Olympia, le Sin- é… D’accord, les enregistrements ne sont peut-être pas les mêmes mais à quoi bon ? A part remplir le compte en banque bien fourni de la maison de disque et de maman Buckley ?

Bientôt, ils vont nous ressortir Grace remasterisé… Ah merde, ça a déjà été fait et ça l’a d’ailleurs dénaturé (pourquoi inclure Forget Her à la fin alors que Jeff lui-même ne la voulait pas dedans ???!)

Ces pratiques m’écœurent au plus haut point. Si tu veux des bonnes reprises de Jeff, écoute donc le Live at Sin-é qui est sans doute un de nos albums préférés tout artiste confondu. Ou sinon, écoute seulement Grace, c’est déjà tellement bon que ça suffit amplement.

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