The Rubens – Hoops

RUBENS-Hoops-Final-Album-CoverOn avait parlé de The Rubens il y a fort longtemps lorsqu’on te parlait des 10 artistes/groupes australiens à suivre de près. Et tu sais quoi ? On avait raison, puisque le groupe commence à sortir de sa grande île et arrive en Europe. Leur 2ème album, Hoops, est le premier à venir de notre côté de l’hémisphère et le groupe prépare l’invasion européenne en se servant de l’Angleterre comme porte d’entrée. Et comme chez Toute Ouïe, on est curieux, on n’a pas voulu attendre que The Rubens arrivent chez nous pour écouter ça.

Le moins qu’on puisse dire avec cet album, c’est que The Rubens varient les ambiances. Aucun morceau ne sonne comme le précédent. Il y a le lourd Hallelujah en ouverture et très vite, The Night is on my Side vient calmer le jeu. Hoops qui donne son nom à l’album est plus groovy, mettant en valeur la belle voix de Sam Margin. Le blues fait aussi son apparition avec Switchblade. On ne sait pas où donner de la tête (ou de l’oreille) avec ces australiens et c’est très bien.

Les chœurs de Bitter End ajoutent une touche pop à la sauce Rubens qui prend vraiment bien à ce stade de l’écoute. C’est même peut-être une de nos préférées de l’album mais difficile de choisir. Chaque morceau a son identité propre et, ce n’est pas Cut Me Loose qui va nous contredire. Rien à voir avec la précédente. Un peu plus de rock que de pop, avec un petit solo de guitare efficace en bonus. Et si on mettait un peu de soleil dans tout ça ? Pas de souci, Things About To Change sent même un peu la soul et une chaleur communicative.

Mais The Rubens lancent à nouveau les hostilités avec Battles et ce son un peu plus imposant. Les relations amoureuses, oui, ça peut faire des dégâts. Ça sature, ça tape fort sur la batterie. Bref, c’est bon ! Si on accroche moins musicalement sur Hold Me Back, The Original par contre nous fait son petit effet. Elle tient toute sa puissance dans son refrain entêtant à souhait et dans son couplet tout en retenu. Un chouette dosage. Pour finir l’odyssée, The Rubens choisissent The Fool avec son intro so BRMC (juste l’intro, précisons). On l’aurait bien vu dans la BO de Sons of Anarchy, tiens.

Si Hoops oscille entre différents styles, l’album reste cohérent, jusque dans les paroles. En plus, étant donné que les 11 morceaux sont concis (moins de 4 minutes), on n’a pas le temps de s’ennuyer ni de trouver ça indigeste à l’écoute. Ajoutons aussi qu’on apprécie tout particulièrement la voix de Sam Margin, entre crooner et Caleb Followill (Kings of Leon). Tu l’auras compris, on a aimé ce qu’on a écouté et on t’invite à jeter une oreille à cet album.

Hoops sortira le 20 mai en Angleterre. Il ne reste plus aux Rubens qu’à traverser la Manche pour nous faire un coucou. On vous attend.

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