Hellfest 2016 – Jour 1

On y est ! Après une longue année d’attente, nous retournons en « terre promise », celle du Hellfest. Il parait que la météo ne sera pas de la partie, mais qu’à cela ne tienne, nous sommes en grande partie composé d’eau non ? (on va remplacer tout ça par de la bière)

hellfest 2016 arbre insane motion

Nous découvrons à notre arrivée le nouveau bar à l’entrée avec la grande peinture de Lemmy, et on est ému. Si, si… Toutes les personnes qui passent devant cette fresque font un petit \m/, portent leur doigt vers le cœur ou autre, comme quoi Lemmy, c’était vraiment notre grand bonhomme.

On se dirige ensuite vers la cathédrale pour entrer sur le site. Il n’y a pas trop de monde, mais on sait que ça risque de prendre du temps car l’organisation a dû renforcer la sécurité et notamment la fouille.

Effectivement ça duuuure vraiment très longtemps, et on rate les premiers groupes. Nous arrivons juste pour la fin des Nashville Pussy. Dommage on aurait bien aimé les voir.

Warzone power

Direction la Warzone très décriée l’an passé. Là, c’est non sans une certaine émotion que nous découvrons au loin la gigantesque statue de maître Kilmister dominant le site et avec elle, le nouvel aménagement de la Warzone. Ce décor de camps de guerre est vraiment top de chez top : les murs surmontés de barbelés, avec les miradors me rappellent effectivement les zones de conflit sur lesquelles j’ai pu me rendre. Il parait que ce décor a fait polémique, je ne comprends encore pas pourquoi… Le nouvel espace dédié à la restauration autour de Lemmy est très bien pensé aussi. Et si en plus, il y a des marches sur lesquelles s’asseoir en cas de coup de mou, nous disons bravo pour cette nouvelle Warzone. C’est une belle réussite !

Bon, c’est pas tout ça, mais on est quand même là pour voir et entendre de la musique! Et première découverte avec All Pigs Must Die, petit groupe de Hardcore bien sympa, qui sait bien mettre l’ambiance. C’est carré, ça passe bien, il n’y a pas de grande surprise mais on passe un bon moment.

A la fin on se dépêche pour aller voir le Bal des Enragés, sur la Mainstage, et là on se prend une baffe d’entrée avec un petit Ace of Spades (décidément ce moucheron dans l’œil !!), et ça enchaîne pêle-mêle, Killing in the name, Antisocial, Smells like teen spirit, Refuse/resist…. Bref, que du bon, que du lourd. Buriez, Lofo et compagnie ne faillissent pas à leur réputation et savent faire sauter les foules!

On squatte devant la Mainstage pour attendre Mass Hysteria et on découvre Halestorm. C’est sympa, ça bouge bien, mais ça ne nous laisse pas un souvenir impérissable peut-être trop FM après le Bal des Enragés ? Arrivée de Mass Hysteria. Mouss a toujours autant la forme et ça fait plaisir, ils enchaînent leur set, et Mouss nous fait marrer avec un petit « La Bretagne c’est mon pays, la France c’est ma région ! ». Les Nantais ont dû apprécier !

hellfest 2016 bras insane motion

Ensuite viens Anthrax. Les New Yorkais, en pleine forme nous font toujours autant plaisir avec leur reprise d’Antisocial (tiens ça fait deux fois dans la même journée!), et leur tube Got the time, qui a toujours autant de succès. Pour le reste ça reste un très bon set.

Après ça, on retrouve cette chère Warzone pour Killswitch Engage, un bon groupe de metalcore du Massachussetts, petite découverte sympa aussi pour ceux qui aiment le style. C’est au tour de The Arrs de prendre la suite. Ces petits Frenchies emmenés par Nico débordent d’énergie. Le groupe a une très bonne dynamique et méritait largement sa place au Hellfest. Malheureusement pour eux, passer en même temps que Volbeat est compliqué.

Après ça on court pour aller voir les Irlandais de Dropkick Murphys (mais naaaan on t’a dit qu’ils étaient de Boston bon sang…). ça envoi du gros, ils étaient très attendus et on le comprend. C’est super festif, ça bouge bien, ça saute dans tous les sens. C’était vraiment un bon moment.

Rammstein, tu ne verras point

Si on doit trouver un point noir à cette édition, ce sera le concert de Rammstein. Il y a tellement de monde qu’il est impossible d’apercevoir la scène ou même de s’approcher tant la foule s’est massée, là, en mode compact. Même voir le spectacle sur les écrans est compliqué… On se rabat donc sur Testament. Ils passent tellement rarement en France que ça valait le coup. A notre grande surprise, la tente de l’Altar est pleine. Il faut dire que ce n’est quand même pas n’importe qui ! Si le big four avait été five, sûr qu’ils auraient été de la partie !

Et on finit la journée avec The Offspring, et là on ne peut que constater la déception dans le regard du public. On ne va pas se mentir, Dexter Holland chante faux quand il pousse sur sa voix, et en dehors de Noodles, ça ne bouge pas sur scène, c’est plat… Entre chaque chanson on éteint la lumière. Le public n’a même pas le droit à un petit mot. On dirait qu’Holland est timide… Bref, on finit sur une déception mais on aura quand même passé une sacrée journée où la pluie n’a pas trop dérangé la fête. C’est l’heure de reprendre des forces pour le samedi. La suite au prochain épisode.

Mots de Nonobarge

Photos d’Insane Motion

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