The Black Angels – Death Song

The Black Angels reviennent sur le devant de la scène avec un tout nouvel album, Death Song dont la sortie est prévue le 21 avril. Et le peu qu’on puisse dire, c’est que le rock psychédélique prend une toute autre dimension avec ces 11 nouveaux titres savoureux.

Arrêtons-nous d’abord sur le titre de l’album : Death Song. Le groupe tient son nom du Velvet Underground et du morceau The Black Angel’s Death Song. C’est étonnant qu’ils aient attendu 5 albums pour faire un clin d’œil comme celui-là mais en même temps, on ne l’attendait plus donc c’est bien joué. Et en plus, évidemment, Death Song va comme un gant à ce nouveau disque étant donné la noirceur évidente qui ressort dès la première écoute.

Mais revenons donc à ce qui t’attend dans Death Song. L’entrée en matière, Currency semble interminable et nous entraîne dans un tourbillon musical assez excitant : entre le gros riff, la batterie tantôt saccadée tantôt martiale et la voix haut perchée d’Alex Maas. Un très bon moyen de glisser dans ce Death Song. Et ce qui suit est tout aussi bien réalisé. Que ce soit I’d Kill for Her dont on a parlé ici, ou Comanche Moon qui envoie un mur de son terrifiant, les Black Angels ont su profiter de leurs 4 ans d’absence pour livrer un disque passionnant, oscillant entre la violence et la finesse.

Half Believing est un bel exemple de cette finesse. Le titre apporte un peu de douceur dans ce monde de brutes. Ça paraît presque trop dépouillé pour The Black Angels mais c’est là qu’elle prend sa force. Elle vient casser avec la tension électrique qu’on a l’habitude d’entendre chez nos amis texans sans laisser de côté la noirceur qui émane du groupe. Une belle pirouette bien maîtrisée.

Estimate nous offre une marche aussi impériale qu’elle est planante. Cette ambivalence est vraiment saisissante du début à la fin du morceau. On suit le rythme et on se laisse emporter par la voix d’Alex Maas toujours inspirée. Et ce texte toujours loin d’être optimiste. Un régal à ce stade de l’album et ce n’est pas I dreamt qui va calmer le jeu. Ça repart un peu plus dans les méandres torturés des Black Angels tandis que Medicine enfonce ensuite le clou avec son refrain kaléidoscopique.

La bataille finale s’orchestre entre Death March et Life Song. Le hasard n’a certainement rien à voir dans l’ordre des morceaux. Maas vient hanter Death March avec un surplus d’écho, tandis que la basse et la batterie se répondent dangereusement. A écouter dans le noir sans hésiter. En presque 7 minutes, Life Song vole la vedette à Death March justement parce qu’elle fait exploser l’ambiance toxique que Death March distillait jusque-là. On plane avec la voix magique de Maas. On a déjà dit qu’on aimait sa voix ?

The Black Angels sont donc très en forme et nous livrent un très beau 5ème album. Ça valait bien le coup d’attendre 4 ans parce qu’on n’a pas fini d’écouter en boucle Death Song. Espérons qu’ils passeront un peu plus en France qu’on puisse tripper en live.

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