La Nuit Soul – Nuits de Fourvière 2017

Retour dans le théâtre magique des Nuits de Fourvière pour cette fameuse Nuit Soul qu’on attendait avec impatience. En même temps, vu l’affiche, difficile de ne pas trépigner d’impatience : Valerie June, Michael Kiwanuka et Lee Fields & The Expressions.

Non, cette photo n’a pas été prise à Fourvière

Valerie June, le country rock sautillant

On retrouve avec grand plaisir, la petite Valerie June qu’on avait découvert en ces lieux quelques années auparavant en première partie d’Archive. La demoiselle est apparemment très en forme. Pieds nus, elle envoie de bien belles ondes avec ses morceaux entre le country, le rock, le blues… un peu tout en fait – même elle ne sait pas trop où se situer d’ailleurs. Mais en tout cas, elle nous fait toujours une très bonne impression et ouvre dignement cette soirée Soul à Fourvière.

Michael Kiwanuka, l’éclair musical

Michael Kiwanuka, notre obsession musicale de l’année démarre fort son set avec Little Cold Heart, cette complainte de 10 minutes d’une puissance impressionnante. Rien de tel pour nous prendre dans ses filets sans mal. Et c’est pas la pluie qui s’invite à la deuxième chanson qui va nous faire redescendre de notre nuage. Pas la peine de t’excuser d’ailleurs, Michael, ça n’aura duré qu’une seule chanson. Et franchement quand on a droit à un tel concert, on ne va pas se plaindre de l’humidité. Encore plus si tu retravailles tes morceaux pour la scène. C’est le cas notamment de Black Man in a White World qui se rallonge de quelques minutes. Les ruptures dans les chansons de Kiwanuka se font plus incisives et plus habitées, en live. Et c’est sans compter les éclairs qui illuminent le ciel pendant le set. Bravo, les Nuits de Fourvière, pour les effets spéciaux, ça rendait le tout encore plus beau.

Lee Fields and the Expressions

La tête d’affiche, ce soir, n’est autre que Lee Fields, digne héritier de James Brown, avec The Expressions. Alors, oui, on peaufine encore notre connaissance de la soul et la musique de Lee Fields, on la découvre vraiment en live à Fourvière, mais mieux vaut tard que jamais. Après une intro servie par des musiciens évidemment excellents (la soul, faut savoir faire, hein !), et une présentation bien à l’américaine, Lee Fields entre en scène dans un costume lumineux. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le monsieur ne s’économise pas. Il se ballade d’un bord à l’autre de la scène, en pas chassés, invite le public à taper dans les mains, bref, Lee Fields est un festival à lui tout seul. Et sa musique réchauffe l’atmosphère rafraîchie par le vent d’orage.

Honnêtement, il est très difficile de traduire par des mots ce que cette nuit nous a fait ressentir. Entre la vitalité de Valerie June, la sensibilité de Michael Kiwanuka et l’énergie de Lee Fields and the Expressions, on a passé un moment plutôt intense, comme seules les Nuits de Fourvière savent en fournir. Merci encore une fois.

Qu’en a pensé Koko, gagnante du concours ?

‌C’était une très belle soirée pour découvrir 3 univers différents mais rassemblés par l’ambiance soul sensuelle et électrique (il y avait de l’orage dans l’air :-).

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