Editors – The Weight of Your Love

editors-the-weight-of-your-loveEditors nous avaient manqués. Pas vus sur scène depuis leur passage au Royal Albert Hall en 2011 et surtout pas de nouveaux morceaux depuis 2009 et leur In This Light and On This Evening, accueilli plutôt fraichement par les critiques.

Certes, Tom Smith n’a pas vraiment chômé pendant ces 4 ans, puisqu’il s’est allié avec Andy Burroughs pour le (très) décevant, Funny Looking Angels fin 2011. Puis, s’en sont suivies quelques déconvenues : départ de Chris Urbanowicz, guitariste attitré d’Editors. N’oublions pas non plus la première chanson dévoilée il y a quelques semaines et son « A Ton of Love » très U2esque. Bref, on a commencé sérieusement à avoir peur. Et si Editors, comme on les aime, c’était fini ?

C’est avec une très large appréhension qu’on a débuté l’écoute The Weight of Your Love. Heureusement, le premier titre, The Weight a une ambiance Editoresque assez reconnaissable et la sombre voix de Tom Smith opère sans difficulté. Sugar s’alligne dans cette tendance même si sa basse nous rappelle celle d’Army of Me de Björk. Inutile de revenir sur A ton of Love, rien n’y fait, ce n’est pas EDITORS ! Et ce ne sont pas les chansons suivantes qui vont nous rassurer. Mièvrerie et gentilles soupes : What is this thing called love ?; Honesty; Nothing.

Bref, pendant une bonne moitié de l’album, c’est le calme plat du côté des Editors. Si tu lis Toute Ouïe de temps en temps, tu dois savoir qu’on n’a rien contre le violon et les chansons calmes en général, et on garde d’ailleurs en mémoire quelques titres calmes signés Editors plus puissants que ce qu’on peut entendre sur The Weight of Your Love. Et si Formaldehyde et Hyena essaient de renouer avec la patte Editors connue, ce n’est pas vraiment convaincant. Ça manque de sel, de piquant, de sombritude.

editors royal albert hall

Editors au Royal Albert Hall

Il y a bien sûr quelques éclaircies dans cet album, heureusement. Two Hearted Spider nous rassure un peu, même si le mal est fait. Autre réussite, The Phone Book séduit par sa petite guitare en fond. Mais Bird of Prey qui vient clore l’album nous laisse comme un goût d’inachevé. On se retrouve perdu entre énervement face à ce virage si désastreux et une envie de réécouter le disque pour vérifier. Ce n’est pas possible qu’on se soit tant ennuyé en écoutant un album d’Editors, si ?

The Weight of Your Love est le 4ème album d’Editors et pourtant on a comme l’impression qu’une partie de leur modjo a disparu. Peut-être que le départ de Chris Urbanowicz y est pour quelque chose. Il est clair que depuis le début de leur carrière le groupe n’a eu de cesse de réinventer leur son et c’est tout à leur honneur d’ailleurs. On avait aimé les 3 premiers albums avec la même passion mais malgré toutes les écoutes assidues de The Weight of Your Love, on peine à retrouver cette passion qui nous animait. Peut-être est-ce seulement un ajustement, une transition nécessaire. Le meilleur reste-t-il à venir ? En tout cas, on se rassure en se disant qu’en live, ça reste un bon groupe et qu’on devrait pouvoir entendre un maximum de nos chansons préférées.

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