Wild Beasts – Live à l’Epicerie Moderne

Il y avait bien trop longtemps qu’on n’avait pas fait de concerts et ça nous manquait. Heureusement, les anglais de Wild Beasts étaient de passage dans nos contrées lyonnaises pour présenter leur dernier album sulfureux, Boy King. On ne pouvait pas décemment rater ça.

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A notre arrivée pile à l’heure pour accueillir Douglas Dare, la salle de l’Epicerie Moderne est à moitié fermée et le public est clairsemé. Dommage pour les absents parce que cette première partie était tout simplement parfaite. Le petit à la coupe de cheveux étrange est accompagné par un batteur et une demoiselle. La voix impressionnante de Douglas Dare est aussi pure en live qu’en studio et on se laisse porter par sa musique déprimée et inspirée. On ne boude donc pas notre plaisir de la voir en live, mais le meilleur reste à venir.

C’est la 3ème fois qu’on a la chance de voir les Wild Beasts en concert et ce soir-là était sans doute la meilleure des 3. La lumière s’éteint. La magnifique reprise de Tim Buckley par This Mortal Coil, Song to a Siren, retentit. C’est qu’on n’attendait pas une telle mise en bouche mais quelle joie d’entendre ce morceau… Mais trêve de rêverie, on rappelle que le dernier album des Wild Beasts est animal et lorsque les éclairages rouges prennent le dessus, on se dit qu’on va avoir bien chaud. Et c’est peu de le dire (mais ce ne sera pas grâce au public bien timide).

A peine le groupe est-il déjà sur scène, qu’on est une nouvelle fois impressionné par les voix d’Hayden Thorpe et de Tom Fleming. Si en plus, on découvre un groupe amusant et content d’être là, c’est le bonus. Ils ont été plus communicatifs et blaguant même sur le Brexit, sur les paroles de certaines chansons, etc. C’est vrai que lors des 2 autres concerts auxquels on avait assisté, ils avaient l’air plus distant. Là, la distance n’est pas de mise, puisque qu’Hayden Thorpe viendra se balader dans la salle lors de l’avant-dernier morceau. Un petit plaisir personnel qu’on aura bien apprécié.

Si la setlist fait évidemment la part belle à Boy King avec Get My Bang, 2BU, et notamment un duo avec Douglas Dare sur Alpha Female, le quatuor n’oublie pas les précédents albums, avec des titres comme Mecca, Wanderlust, Lion’s Share, Hooting & Howling, et All the King’s Men qui clôturera le set.

Retour dans les salles obscures bien amorcé grâce à un concert réussi des Wild Beasts. Putain, que ça fait du bien !

Photo: Frédéric Boivin (merci)

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